SNC-Lavalin présentera sa nouvelle demande à la Cour supérieure dans quelques jours.
SNC-Lavalin présentera sa nouvelle demande à la Cour supérieure dans quelques jours.

Pyrrhotite: SNC-Lavalin veut ordonner à ses assureurs de payer

TROIS-RIVIÈRES — SNC-Lavalin a déposé une demande qui sera présentée à la Cour supérieure du Québec le 23 juin visant à ordonner à ses assureurs de payer les sommes auxquelles elle a été condamnée dans le dossier de la pyrrhotite.

L’avocat principal des victimes, dans cette interminable affaire, Me Pierre Soucy, vient d’en informer ses clients.

Six ans, jour pour jour, après le jugement phare rendu par le juge Michel Richard de la Cour supérieure sur la pyrrhotite, le 12 juin 2014, le jugement final post-scission de la Cour d’appel a été enfin rendu, vendredi dernier, ce qui marque «la fin d’une étape importante dans le processus judiciaire à l’issue de laquelle nous souhaitons que vous pourrez enfin être indemnisés», écrit M. Soucy aux victimes de la première vague.

Si SNC ne demande pas de sursis, c’est donc à partir du 10 juillet que ce groupe de victimes pourra enfin voir la couleur de son argent.

Dans son communiqué, Me Soucy rappelle que les défendeurs ont 30 jours, selon les termes conclus et entérinés par la Cour d’appel, pour payer les sommes dues aux victimes de la pyrrhotite, à moins qu’une demande de sursis ne soit présentée dans l’intervalle.

Le président de la CAVP estime que SNC ne doit pas se lancer dans ce conflit avec ses assureurs de manière à faire patienter encore plus les victimes.

«Qu’ils s’obstinent avec qui ils voudront, je m’en fous totalement. C’est une guerre entre eux. Pour les victimes, ça ne change rien», explique M. Gélinas, «Qu’ils nous paient et après, qu’ils aillent s’obstiner avec les assureurs. Les victimes n’ont pas à subir ça», estime-t-il.

«Si je fais un dommage chez mon voisin, soit sa compagnie d’assurances va l’indemniser, ou la mienne, mais après ça, sa compagnie d’assurance va poursuivre la mienne et ainsi de suite, mais la victime, elle, est payée. Son dossier est réglé», dit-il. M. Gélinas croit que ce principe doit s’appliquer aux victimes de la pyrrhotite. «Payez-nous et obstinez-vous après. Ça ne nous regarde plus, nous autres», fait-il valoir.

Rappelons qu’il y a une semaine, dans une annonce publiée dans un journal de Montréal, SNC indiquait qu’elle avait l’intention de porter le jugement rendu par la Cour d’appel devant le plus haut tribunal du pays, la Cour suprême.

SNC avait fait valoir au Nouvelliste qu’elle devait agir ainsi pour préserver ses droits puisque ses assureurs avaient confirmé leur décision de faire appel en Cour suprême du jugement rendu par la Cour d’appel du Québec, il y a quelques semaines, et ce, «dans l’intérêt de ses actionnaires et autres parties prenantes».