Le tribunal devrait rendre une décision cette semaine quant à la demande de sursis déposée par SNC-Lavalin dans le dossier de la pyrrhotite.
Le tribunal devrait rendre une décision cette semaine quant à la demande de sursis déposée par SNC-Lavalin dans le dossier de la pyrrhotite.

Pyrrhotite: le camp des demandeurs confiant

Trois-Rivières — À quelques jours d’une décision du tribunal face à la demande de sursis déposée par SNC-Lavalin dans la saga judiciaire relative à la pyrrhotite, l’avocat principal des victimes dans l’affaire, Me Pierre Soucy, se dit confiant de la suite des choses. Il croit avoir présenté «avec conviction» ses arguments au juge, lundi matin.

Avec sa demande de sursis, la compagnie vise essentiellement ses assureurs, qu’elle souhaite voir payer l’indemnisation des victimes.

Dans son plaidoyer, Me Soucy a fait valoir sa position, stipulant que la compagnie n’avait pas à faire attendre les demandeurs pour régler un conflit avec ses assureurs. Selon lui, les victimes de la pyrrhotite doivent être payées avant tout.

«Évidemment, nous avons contesté cette demande de sursis», explique-t-il. «On croit fermement que les demandeurs n’ont pas à faire les frais d’une bataille entre SNC et ses assureurs.»

Si tout se déroule comme prévu, les victimes devraient commencer à voir la couleur de leur argent à partir du 13 juillet prochain. Pour elles, l’acceptation de la demande de sursis ne ferait que ralentir le processus judiciaire.

Bien que des étapes importantes de cette affaire, qui dure depuis plus de six ans, aient été franchies récemment, la bataille continue pour Me Soucy. Ce dernier doit maintenant interpeller les parties défenderesses afin qu’elles respectent toutes ce à quoi elles ont été condamnées.

«La prochaine épreuve pour nous, c’est de frapper à la porte de SNC-Lavalin afin que l’entreprise respecte, au même titre que les autres parties défenderesses, son engagement de paiement aux victimes», a-t-il indiqué.

Rappelons que, le 12 juin dernier, un jugement final post-scission avait été rendu par la Cour d’appel. Celui-ci marquait pour les demandeurs la conclusion d’une étape menant enfin à leur indemnisation.

Onze jours plus tard, le 23 juin, SNC avait déposé une demande à la Cour supérieure du Québec visant à ordonner à ses assureurs de payer les sommes auxquelles elle a été condamnée dans le dossier de la pyrrhotite.