Me Pierre Soucy

Pyrrhotite: il faut éviter les spéculations

TROIS-RIVIÈRES — L’avocat qui représente la plupart des victimes de la pyrrhotite, Me Pierre Soucy, tient à souligner que les juges qui ont entendu l’appel, qui s’est terminé il y a quelques jours, «n’ont pas six mois pour rendre un verdict». Ce délai s’applique plutôt à la Cour supérieure, précise-t-il.

Le procureur souhaite donc qu’il n’y ait pas de spéculations, en ce moment, concernant une possible date où le jugement d’appel sera rendu.

Bien que la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite espère de tout cœur que la décision soit rendue cet automne, Me Soucy rappelle que les juges ont un «travail colossal à faire».

C’est qu’ils n’ont pas seulement à régler la question des pourcentages des dommages qui pourraient être imposés aux acteurs au dossier. Il y avait environ 70 questions en litige, rappelle-t-il «et notamment des questions d’assurances complexes», dit-il.

Me Soucy a tenu à faire cette précision afin de ne pas créer des attentes puisque les victimes sont impatientes, on le comprendra, d’avoir un jugement final.

Quant à la possibilité que les défendeurs aient recours à la Cour suprême, il est trop tôt pour le dire. «C’est très hypothétique», dit-il.

«Dès que la décision de la Cour d’appel est rendue, le jugement est exécutoire et il appartient aux défendeurs de demander le sursis d’exécution», dit-il. «On aura des représentations à faire pour préserver le droit des victimes.»