Entouré des députés libéraux de la Mauricie et de la ministre Julie Boulet, le ministre Sébastien Proulx a pris un bain de foule parmi les élèves de l’école Sainte-Flore de Shawinigan.

Proulx annonce 20 millions $

Shawinigan — Le ministre Sébastien Proulx était de passage à l’école primaire Sainte-Flore de Shawinigan, vendredi matin, où il a annoncé des octrois totalisant un peu plus de 20 millions $ pour l’entretien des bâtiments scolaires de la Mauricie.

Flanqué de toute la députation libérale de la région, le ministre a précisé que ce montant provient de l’enveloppe budgétaire de 740 millions $ annoncée plus tôt cette semaine. Cette confirmation arrive tôt dans l’année 2018, dit-il, afin de permettre aux commissions scolaires de lancer leurs appels d’offres assez rapidement pour pouvoir effectuer les travaux dès cet été.

Le ministre fera une autre annonce prochainement concernant le Centre-du-Québec, où se trouve la Commission scolaire de la Riveraine.

En Mauricie, c’est la Commission scolaire de l’Énergie qui reçoit la part du lion, soit 12 322 205 $ qui lui permettront de mettre 133 projets en chantier, suivie par la Commission scolaire du Chemin-du-Roy à qui 6 466 574 $ sont réservés pour compléter 37 projets. La Commission scolaire anglophone Central Québec bénéficiera pour sa part de 1 262 930 $ afin de réaliser 5 projets.

Il faut préciser que ces montants ne sont pas du tout en lien avec des constructions ou des agrandissements d’écoles ou de gymnases.

Dans la région, on sait que l’école Marie-Immaculée de Maskinongé n’est plus utilisée à cause de problèmes de structure du bâtiment. Les 76 élèves sont logés temporairement au centre communautaire de la municipalité.

«Il y a deux options qui s’offrent à nous», précise Patrick Charlebois, vice-président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, «soit qu’on rénove l’école, soit qu’on agrandisse Saint-Joseph» (l’autre école du village). Ce dossier ne fait donc pas partie des montants annoncés vendredi pour des rénovations, précise M. Charlebois.

On sait que les parents de l’école La Source, de Saint-Maurice, militent en faveur d’un agrandissement permanent de l’école primaire à cause de la population grandissante. Encore là, les sommes annoncées vendredi ne visent pas ce genre de dossier, précise le ministre. «Il y a deux enveloppes différentes annuellement, au Québec, une pour le maintien d’actifs et les rénovations et l’autre pour les agrandissements et les constructions d’écoles», explique M. Proulx. Dans le cas de Mont-Carmel, où la revendication est la même, «c’est en analyse», dit-il.

Du côté de la Commission scolaire de l’Énergie, où s’en vont plus de la moitié des sommes octroyées par le ministère, le président, Jean-Yves Laforest, indique que les rénovations à faire n’ont rien de spectaculaire ou de visible, mais qu’elles sont nécessaires. «Ce sont des projets de changements de chaudières, de systèmes de chauffage» ou encore de toitures, dit-il. «On arrive dans des écoles où des vides sanitaires nécessitent des travaux et l’on a de grosses surprises parfois qui nous attendent», illustre-t-il. «Depuis plusieurs années, on a fait des réparations, mais comme les sommes d’argent étaient plus importantes cette année, on va aller de l’avant avec des changements complets», ajoute-t-il.

Selon le ministre Proulx, les 740 millions $ annoncés sont «historiques». C’est deux fois plus que le montant annoncé en 2016, rappelle la ministre Julie Boulet.

«Nos écoles, nos jeunes, c’est une priorité pour nous», dit-elle. La mise à niveau des écoles «donne une meilleure qualité de vie pour les enfants, pour les enseignants, pour le personnel de soutien, mais ça permet également la réussite scolaire. Quand nos jeunes ont de belles écoles avec des gymnases, quand ils ont les espaces disponibles, quand on n’a pas froid dans les écoles, ça fait partie des éléments qui font que les élèves sont encore meilleurs», dit-elle.

«Jamais un montant aussi important n’a été investi dans des travaux pour une seule année au Québec», dit-il. Le ministre rappelle que 15 autres millions $ seront aussi mis à la disposition des commissions scolaires «pour des menus travaux» peut-être plus urgents comme réparer des casiers, des fenêtres ou faire un peu de peinture.

Le ministre Proulx signale que les montants annoncés vendredi «répondent à 100 % des demandes de la Commission scolaire de l’Énergie».

«Dans plusieurs régions du Québec, toutes les demandes qui ont été faites pour des rénovations d’écoles, pour cette année, ont été acceptées parce que nous avions une somme très importante pour le faire», dit-il.