Protocole d’entente entre les Loups de La Tuque et la Ville: un contrat qui divise

La Tuque — Le maire de La Tuque a dû trancher une fois de plus dans le dossier entourant le protocole d’entente entre le club de hockey senior de La Tuque et la Municipalité alors que, pour une deuxième fois, trois conseillers demandaient le retrait d’une partie du contrat.

C’est la clause 3.7 du contrat, qui stipule que les Loups s’engagent «à prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter tout geste de violence sous toutes ses formes ou leur promotion», qui pose problème.

Le vote avait été demandé pour le retrait de cette clause lors de l’assemblée du mois d’août. Le maire avait dû trancher une première fois pour le maintien.

Les nouvelles demandes de la Ville, qui irritaient les dirigeants du club, ont fait l’objet d’une rencontre qui a eu lieu le 11 septembre dernier, 48 heures à peine avant la présentation du premier match hors-concours à La Tuque.

«Quand on s’est aperçu que ça ne passait pas tant au conseil que dans la population, on a mandaté un avocat pour regarder le contrat», a indiqué le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

Cet avocat est venu éclaircir la situation et le contrat lors de la rencontre entre la Ville et les Loups de La Tuque. L’avocat Marc Roberge était d’ailleurs à l’assemblée publique, mardi, pour expliquer les modalités. Une partie a même été ajoutée au contrat «pour le solidifier». «La Ville pourra résilier, sur un simple avis écrit, la présente convention au cas de violation des dispositions des articles 3.6 et 3.7 ou si des événements d’une violence inédite surviennent même si la locataire a respecté toutes ses obligations», peut-on lire au point 6.2 du contrat.

Après toutes les explications, la conseillère municipale Caroline Bérubé a demandé que la clause 3.7 soit quand même retirée.

«J’ai compris que la Ville était très bien protégée et Me Roberge a également ajouté certains points. […] Ville de La Tuque s’immisce trop dans les règlements de la ligue (avec la clause 3.7)», a lancé Caroline Bérubé.

«On a dû engager un avocat. Pour ma part, j’ai senti que c’était pour nous faire changer d’idée», a-t-elle ajouté.

Elle a été appuyée par ses collègues Luc Martel et Jean Duchesneau qui n’avaient pas changé d’avis.

«La ligue est capable de faire son travail. […] L’organisation a signé le protocole, c’est certain. Ce sont des joueurs de hockey et ils veulent jouer au hockey, mais ils l’ont dit qu’ils avaient un malaise avec cette clause», a indiqué Luc Martel.

«Je comprends que le contrat est renforcé. J’ai été élu par la population et depuis un mois, la population m’a parlé. La majorité des gens m’ont mentionné la crainte de perdre les Loups», a souligné pour sa part M. Duchesneau.

Éric Chagnon qui n’a pas assisté à la rencontre avec l’organisation des Loups, et Roger Mantha souhaitaient, quant à eux, que cette clause reste au contrat. Le maire a également voté pour le maintien de la clause, et en cas d’égalité le statu quo est maintenu.

«Nous devons protéger l’organisation de Ville de La Tuque et non protéger un club de hockey», a insisté le maire Tremblay.

Les Loups de La Tuque ont par ailleurs signé le contrat dans sa nouvelle version. L’organisation n’a pas voulu émettre de commentaires.