Le directeur du Regroupement des organismes de personnes handicapées de la Mauricie, Steve Leblanc, dénonce les ententes de services du projet FORCES pour DI-TSA.

Projet FORCES pour DI-TSA: questionnements sur les ententes de services

TROIS-RIVIÈRES — À la suite du renouvellement du projet FORCES pour les personnes atteintes d’une déficience intellectuelle (DI) ou d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA) annoncé mardi, le Regroupement des organismes de personnes handicapées de la Mauricie s’interroge au sujet des ententes de services.

C’est que les organismes communautaires impliquées dans le projet reçoivent un montant moins élevé qu’ailleurs au Québec de la part du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ). En effet, les organismes en question obtiennent un montant de 35 $ par jour par participant, alors que le montant remboursé par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) dans tous les CIUSSS de la province est de l’ordre de 40 $ par jour par participant, ce qui laisse un trou de cinq dollars. Le regroupement souligne aussi qu’il ne peut pas engager d’employés à temps partiel, puisque ceux déjà en place sont disponibles pour des périodes précises dans la semaine selon la demande.

«On ne comprend pas pourquoi le CIUSSS MCQ ne bonifie pas son offre, a déploré le directeur du Regroupement des organismes de personnes handicapées de la Mauricie, Steve Leblanc. Pour pouvoir offrir des services de qualité, sécuritaires et professionnels, il faut payer nos employés correctement si on veut qu’ils restent.»

Alors que le taux peut s’élever à 50 $ par jour par participant dans d’autres régions de la province, les CIUSSS compensent alors la différence.

«On a fait plusieurs demandes au CIUSSS MCQ et au ministère, mais comme le ministère ne gère pas les CIUSSS, la tarification n’est pas uniforme. Il faudrait qu’il y ait une balise nationale», a suggéré le directeur.

M. Leblanc constate notamment le niveau d’encadrement que demandent les jeunes atteints d’une DI ou d’un TSA qui participent aux activités de jour organisées par les organismes communautaires pour mieux les intégrer dans leur communauté. «S’ils demandaient un niveau d’encadrement moins élevé, ce ne serait pas si pire, mais là, ce sont tous des jeunes qui demandent beaucoup plus d’encadrement», ajoute-t-il.

Le directeur fait également remarquer que le CIUSS MCQ ne finance aucunement la planification des activités socioprofessionnelles, les suivis avec les familles, les rencontres avec les intervenants du réseau de la santé et des services sociaux et la reddition de comptes.