Les travaux en cours transformeront une ancienne grange abandonnée en centre d’accueil du 2800 Tourisme sportif, où on y retrouvera notamment un café, une boutique de location et de vente de divers produits, ainsi qu’une salle de réception. En avant-plan, des poutres de l’ancienne grange qui seront recyclées.

Projet du 2800 Tourisme sportif: Shawinigan apporte un soutien financier

Shawinigan — L’ambitieux projet du 2800 Tourisme sportif, qui prend forme depuis l’an dernier sur les rives du Saint-Maurice, vient de recevoir un signal positif du conseil municipal de Shawinigan. Lors de la dernière séance publique, les élus ont consenti un programme d’aide financière en deux volets, qui pourrait atteindre 64 000 $ si tous les critères sont rencontrés. L’investissement de Steeve Carpentier, Marie-Frédérique Allard, Sophie Milette et Stéphane Diamond est estimé, rappelons-le, à trois millions de dollars.

Les travaux en cours sur la vieille grange démontrent que le projet avance rondement. En mai, le groupe souhaite que le café et la boutique de location et de vente de produits touristiques pourront accueillir les visiteurs, à temps pour l’ouverture de la saison estivale du parc national de la Mauricie, situé tout près.

À la fin janvier, en séance extraordinaire, le conseil municipal avait adopté le projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble sur le lot visé. Ce règlement permet ainsi la construction d’un gîte, de dix mini-chalets touristiques, d’un service de table champêtre, d’un espace de réception, d’un espace de concert, d’un service de location de vélos et d’embarcations nautiques non motorisées. Des mesures particulières sont prévues pour l’architecture des bâtiments, les écrans acoustiques, l’éclairage extérieur, la végétation, l’affichage, la disposition des matières résiduelles et le respect de la bande riveraine.

Puis, lors de la séance publique du 12 février, les élus ont accordé une subvention de 24 000 $ payable à la fin des travaux d’implantation des installations sanitaires. Également, la Ville s’engage à verser 10 000 $ par année, sur une période de quatre ans, sous forme de crédit de taxes. Cette aide sera consentie moyennant un investissement minimal de 1,1 million $.

Le coup de pouce est bien accueilli par M. Carpentier, particulièrement préoccupé par la complexité du projet en ce qui concerne la partie du traitement des eaux usées.

«Nous avons des coûts plus élevés qu’on pensait», reconnaît-il. «Nous n’avons pas d’égout et nous n’avons pas d’eau. Quand nous avons eu nos estimations pour le système d’égout, ça nous a virés à l’envers! On veut vraiment faire notre projet, mais pour ce volet, on doit presque multiplier par trois. On pensait s’en tirer à 150 000 $, mais on sera plus entre 300 000 $ et 400 000 $. C’est pourquoi nous avons demandé à la Ville de nous aider et nous avons reçu un engagement pour 24 000 $.»

Quant à l’accès à l’eau potable, M. Carpentier croit qu’une pointe de terrain cache un puits qui pourra alimenter le complexe touristique.

«Beaucoup de gens avaient visité ce site depuis trois ans», mentionne le promoteur. «C’est un très bel endroit, mais plusieurs ont viré de bord. Bien des gens se demandent comment on va faire pour régler les égouts et l’eau. Il va falloir payer, il n’y a pas d’autre solution! En plus, ça doit se faire en respect avec l’environnement et le ministère est pointilleux.»

«On n’est pas le genre à virer de bord», assure M. Carpentier. «Mais ça nous fait du bien de voir qu’on peut avoir de l’aide de la Ville.»

Au cours des derniers jours, des contacts ont été établis avec les organismes touristiques régionaux et la direction du parc national de la Mauricie. M. Carpentier profite d’un congé différé à la commission scolaire de l’Énergie pour donner un coup d’accélérateur au projet. Il formule aussi des demandes de subventions aux autres paliers de gouvernement.

Les promoteurs souhaitent que la salle de réception, qui sera également située sur le site de l’ancienne grange, soit prête en juin, tout comme les huit mini-chalets prévus dans la première phase. La résidence de tourisme, qui peut accueillir une quinzaine de visiteurs, est ouverte depuis l’an dernier.