Un projet de porcherie biologique a été déposé lundi à la Ville de Bécancour.

Projet de porcherie biologique déposé à Bécancour

BÉCANCOUR — Un projet de porcherie biologique a été déposé lundi à la Ville de Bécancour, mais le dossier fut retiré de l’ordre du jour de la séance publique du conseil municipal.

«C’est un sujet extrêmement sensible», a avoué le maire Jean-Guy Dubois, qui n’a pas dévoilé le promoteur, ni l’emplacement envisagé. Mais il a expliqué le retrait de ce point à l’ordre du jour parce que des discussions doivent d’abord avoir lieu avec la MRC de Bécancour au plan des règlements.

«Avant, les porcheries étaient basées sur une gestion de liquide alors que les cochons biologiques génèrent du solide, dégagent moins de senteur, passant du temps dehors et sur du paillis», a expliqué celui qui dit avoir été saisi du projet le matin même. «Rien ne sera passé dans la gorge des gens», a précisé le premier magistrat en réponse à une question d’un citoyen, Yves Mailhot.

Par ailleurs, au cours de la même réunion mensuelle, la Ville a autorisé une dépense «temporaire» de 120 000 dollars pour une étude «très avancée» sur une éventuelle zone d’innovation, un concept gouvernemental qui relève du député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

«On part à la découverte de façons de traiter les rejets des grandes entreprises pétrochimiques», a précisé le maire Dubois. Au total, l’étude coûtera 170 000 dollars, mais la moitié de la somme est assumée par les entreprises du parc industriel de Bécancour et l’autre partie, par le Fonds de diversification économique, si le tout est accepté. Ce qui fait que la contribution municipales sera éventuellement réduite à 10 000 dollars. Et il y aura une implication de l’UQTR. «Ça m’emballe de travailler avec les entreprises du parc et l’université», a-t-il lancé.

Vibrant plaidoyer pour Le Nouvelliste

Celui-ci avait ouvert son assemblée publique en livrant un vibrant plaidoyer en faveur de la survie du Nouvelliste. «C’est grave ce qui se passe», a-t-il soutenu, parlant d’une crise de l’information.

Dans ses propos, M. Dubois a donné l’exemple de la couverture de la classique internationale de canots qui était abondante dans le quotidien régional, mais inexistante dans le Journal de Montréal. «Et c’est Le Nouvelliste qui a éveillé le système sur la pyrrhotite», a-t-il fait remarquer.

En tant que municipalité, il envisage la possibilité de recourir davantage au Nouvelliste pour annoncer des soumissions. «On ne peut pas faire de chèque, mais on peut s’abonner à la copie papier. Il faut que tout le monde soit conscient de l’importance de cette réalité-là. C’est plus que des mots croisés et la nécrologie, c’est un producteur d’informations de qualité», a-t-il conclu.