Le déplacement de ce type d’habitation sur les terrains de Vallée du parc suscite de l’opposition dans le voisinage.
Le déplacement de ce type d’habitation sur les terrains de Vallée du parc suscite de l’opposition dans le voisinage.

Projet contesté à Vallée du parc

SHAWINIGAN — Le maire de Shawinigan, Michel Angers, s’attend à organiser une assemblée d’information au cours des prochains jours pour entendre des citoyens qui contestent un projet de développement à la station de ski Vallée du parc.

Les résidents des zones contiguës pouvaient se manifester jusqu’en fin de journée jeudi. Vendredi après-midi, Me Steve St-Arnaud, greffier adjoint à la Ville de Shawinigan, a confirmé qu’un nombre suffisant de personnes avaient formulé une demande d’approbation référendaire, sans pouvoir toutefois donner davantage de précisions.

L’opposition viendrait notamment de résidents du chemin des Versants, situé un peu avant la station. Le projet consiste notamment à déplacer les conteneurs transformés en unités d’hébergement, situés dans le stationnement depuis l’automne 2018, vers le bas de la pente de glissade sur tubes. Cette dernière serait réaménagée à un endroit plus sécuritaire.

Le directeur général de la station, Alain Beauparlant, évoque également un projet de «mini-camping» à plus long terme. Selon sa perception toutefois, c’est vraiment le déplacement des trois unités d’hébergement qui serait mal reçu.

M. Beauparlant ne s’explique pas ce «malaise» avec son environnement immédiat. Dans le processus de consultation instauré dans le cadre de la crise sanitaire, la Ville avait organisé une visioconférence le 3 juin. L’homme d’affaires a alors bien senti que les modifications proposées aux grilles de spécification des zones concernées rencontraient de la résistance.

«J’avais des doutes qu’il y aurait une contestation», commente-t-il. «Je vais laisser la Ville faire son travail. Mais selon moi, ça prend une proportion démesurée.»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, n’avait pas participé à la visioconférence du 3 juin. Il ne connaît pas les motifs de cette opposition.

Comme il aime le faire, il convoquera donc une assemblée d’information. Il devrait arrêter une date au début de la semaine prochaine.

«Il pourra y avoir environ 16 personnes dans la salle à l’hôtel de ville», estime-t-il, rappelant l’application des mesures de distanciation physique.

«J’ai besoin d’approfondir ce projet», ajoute-t-il. «Je vais poser des questions au promoteur et en début de semaine prochaine, je vais convoquer les gens pour une petite rencontre d’information, entendre leurs craintes et voir s’il leur manque des explications. Si des ajustements doivent être faits, nous les ferons.»

Dans le cours normal des choses, ces demandes d’approbation référendaire doivent mener à une tenue de registre pour soumettre le projet à une consultation publique dans les zones qualifiées. La date reste toutefois à être déterminée, sous réserve de toute autre orientation prise par le conseil municipal.