Yves Lévesque

Priorité fiscalité, dit Lévesque

TROIS-RIVIÈRES — L’élection des députés caquistes en Mauricie a réjoui le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque, qui a tenu à saluer l’arrivée en poste des nouveaux élus mardi, en marge de la séance du conseil municipal.

Sans nécessairement afficher une couleur politique plus qu’une autre, le maire a surtout souligné l’importance, pour lui, de pouvoir travailler avec des députés au pouvoir.

«L’équipe libérale a fait un excellent travail dans les comtés qui touchent Trois-Rivières et je tiens à les saluer et à les remercier. Maintenant, une nouvelle équipe est en place et je les félicite d’avoir gagné la confiance des électeurs. Mais pour ma part, avant même un parti ou un autre, j’ai toujours pensé que c’était mieux d’avoir un député au pouvoir. Et la perspective d’avoir au moins un ministre, sinon plusieurs dans les comtés qui touchent Trois-Rivières, va certainement aider aussi pour les prochaines années», a-t-il déclaré.

Pour Yves Lévesque, ce qui importe maintenant, c’est de régler la question de la fiscalité municipale avec Québec. Le maire, tel qu’il l’avait fait savoir lors de la campagne électorale, implore Québec de revoir les règles en ce qui concerne la fiscalité municipale, tel que le réclame également l’Union des municipalités du Québec.

Déjà, tous les partis politiques, incluant la CAQ, s’étaient engagés en campagne à redonner un point de TVQ aux municipalités. Yves Lévesque salue cet engagement, mais espère qu’il se concrétisera.

«Il faut que ce soit un vrai point de TVQ, parce que si c’est pour le ponctionner à un endroit et nous le reverser ailleurs, ça ne changera rien pour nous», constate-t-il.

Deuxièmement, le maire de Trois-Rivières souhaite aussi que Québec s’engage à payer 100 % des compensations de taxes sur les édifices gouvernementaux, ce qui n’est pas le cas actuellement. «Présentement, on perd 3 M$ par année, de façon récurrente, en raison des en-lieu de taxes. C’est beaucoup d’argent pour une Ville comme Trois-Rivières, et c’est de l’argent que nous n’avons pas pour poursuivre notre développement. On nous a envoyé des responsabilités dans notre cour sans nécessairement avoir les moyens financiers qui venaient avec. Ça fait des années qu’on nous promet une réforme de la fiscalité municipale et ça fait des années qu’elle ne se produit pas», ajoute-t-il.