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Quelque 6200 militaires sont déjà présents dans la capitale fédérale et ils seront 10 000 ce week-end.
Quelque 6200 militaires sont déjà présents dans la capitale fédérale et ils seront 10 000 ce week-end.

Biden appellera à l’unité le 20 janvier, sous haute garde

AFP
Agence France-Presse
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WASHINGTON — Le président désigné Joe Biden cherchera à promouvoir un message d’unité lors de sa prestation de serment le 20 janvier à Washington, où le dispositif de sécurité sera augmenté suite aux violences intervenues au Capitole le 6 janvier.

Critiqué pour avoir tardé à déployer la Garde nationale lorsque des partisans du président Donald Trump ont violemment envahi le siège du Congrès, le Pentagone a autorisé le déploiement de 15 000 soldats dans la capitale américaine pour cette cérémonie.

Quelque 6200 militaires de la Garde nationale sont déjà présents à Washington et ils seront 10 000 dès ce week-end. Environ 5000 soldats supplémentaires pourront les rejoindre le 20 janvier.

Avec Obama, Clinton et Bush

Ce jour-là, Joe Biden prêtera serment sur le thème de l’«Amérique unie», a fait savoir lundi le comité d’organisation de la cérémonie, et s’emploiera à donner l’exemple une fois investi, en se rendant immédiatement au cimetière national d’Arlington avec trois de ses prédécesseurs: Barack Obama, Bill Clinton et George W. Bush.

Il y déposera alors une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu et s’adressera à une Amérique meurtrie et divisée pour lancer d’une même voix un appel à l’unité.

Tous les quatre ans, des centaines de milliers de spectateurs se pressent dans la capitale fédérale américaine pour assister à la prestation de serment, mais l’accès sera cette année limité en raison de la pandémie, qui a coûté la vie à plus de 375 000 personnes aux États-Unis.

La maire de Washington, Muriel Bowser, a exhorté lundi les Américains à ne pas se rendre à cette cérémonie, et à «participer de façon virtuelle» en la suivant en ligne ou à la télévision.

Lors de sa conférence de presse, elle a précisé avoir demandé une pré-déclaration d’état d’urgence de la part de Donald Trump afin de débloquer des fonds de sécurité, et avoir requis auprès du ministère de la Sécurité intérieure l’extension de la période de sécurité spéciale liée à la prestation de serment.

De nouveaux appels à agir, le 17 janvier, ont commencé à circuler dès la semaine dernière sur les réseaux sociaux, faisant craindre de nouvelles violences.

Muriel Bowser a aussi appelé à annuler toutes les autorisations de rassemblement pendant cette période.

La structure censée accueillir la cérémonie d’investiture avait été envahie par des milliers de manifestants le 6 janvier, appelant à ce que Donald Trump reste au pouvoir.

Le futur président démocrate a la lourde responsabilité de panser les plaies de l’Amérique, victime de crises économique et sanitaire, divisée par une élection et de fortes tensions raciales.

Le président sortant Donald Trump a fait savoir qu’il ne participerait pas à la cérémonie. Son absence le 20 janvier «est une bonne chose», a estimé M. Biden.

L’ex-président démocrate Jimmy Carter sera aussi absent en raison de son grand âge, 96 ans.