«L’argent n’est pas partout et ce sont les contribuables qui paient. Pour le conseil, le centre communautaire est plus urgent», laisse entendre le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

Près de 9 M$, mais sans boulodrome

LOUISEVILLE — Si le programme d’immobilisations prévoit des investissements de 8,7 millions de dollars en 2019, un important projet est mis sur la voie d’évitement. Celui du boulodrome, dans sa forme actuelle, est abandonné.

Le conseil travaillait sur un plan de 1,2 million de dollars assorti d’une subvention gouvernementale allant jusqu’à 550 000 $. Le projet a résisté à une certaine opposition populaire manifestée lors de la tenue de registre du 31 octobre. Mais le conseil décide de laisser tomber ce projet. Le projet coûte trop cher pour une Ville qui doit faire face à un dossier majeur: l’avenir de son centre communautaire fermé depuis le mois de septembre.

«On parle d’un projet de 1,2 million, c’est dispendieux. Et le centre communautaire ne va pas bien. L’argent n’est pas partout et ce sont les contribuables qui paient. Pour le conseil, le centre communautaire est plus urgent», laisse entendre le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

Cette décision ne ferme pas définitivement la porte à un retour d’un boulodrome à Louiseville. La Ville examine les possibilités de louer ou d’acheter une bâtisse existante pour y installer une telle infrastructure. Une autre avenue serait de greffer un boulodrome à un futur bâtiment multifonctionnel, une option avancée par certains citoyens qui trouvaient qu’investir 1,2 million de dollars dans une bâtisse abritant un seul organisme était trop élevé.

«Dans la MRC, le boulodrome est important, rappelle toutefois Yvon Deshaies. J’ai vu Simon Allaire (le député provincial de Maskinongé) et Mme Brosseau (Ruth Ellen, députée fédérale de Berthier-Maskinongé). Ça pourrait être un projet financé par le fédéral, le provincial et la Ville. Et je vais aussi demander à la MRC de nous aider. Je l’ai dit à la MRC. Si on fait un projet multifonctionnel, j’embarque. Mais il faut que les autres maires embarquent.»

À noter que la Ville est toujours en attente des résultats d’analyse de la bâtisse du centre communautaire qui présente des signes de faiblesse inquiétants.

Développement au moulin Tourville

Sur les 8,7 millions de dollars prévus au plan d’immobilisations en 2019, quelque 4,15 millions de dollars sont réservés pour la réalisation de la deuxième phase du secteur résidentiel de la Seigneurie du moulin Tourville. Le prolongement de rues permettra d’ouvrir des terrains qui pourront accueillir 96 logements. Des maisons unifamiliales, des maisons en rangée, des maisons jumelées et des immeubles à logements se côtoieront dans cette deuxième phase. La vente des terrains est prévue en 2020.

2019 sera l’année des phases 2. Après celle du moulin Tourville, celle de la réfection de l’avenue Dalcourt est au programme. Quelque 3,5 millions seront investis pour compléter la réfection de cette avenue entre la rue Ricard et le chemin Grande-Carrière.