Avec 130 768,98 $, René Goyette est le conseiller municipal sortant qui reçoit la plus grosse allocation de départ et de transition.

Près de 550 000 $ en allocations

Trois-Rivières — Les indemnités de départ versées aux conseillers municipaux défaits ou encore à ceux qui ont choisi de ne pas se représenter aux dernières élections coûteront un peu plus d’un demi-million de dollars aux contribuables trifluviens. Au total, ce sont 549 906,69 $ qui seront versés à neuf anciens conseillers municipaux de Trois-Rivières.

On sait que le versement d’indemnités de départ et d’allocations de transition est un règlement provincial compris dans la Loi sur le traitement des élus municipaux. Ainsi, le calcul est le même pour tout conseiller municipal ou maire qui quitte son poste lors d’une élection ou encore perd ce poste au suffrage universel. Le calcul se fait généralement selon le salaire moyen gagné au cours des douze derniers mois, en fonction aussi du nombre d’années consécutives au poste qu’ils occupaient.

Bien qu’il soit le plus ancien conseiller municipal à quitter la table du conseil, après 31 ans de service, André Noël n’est cependant pas celui qui touche la plus grosse allocation de départ ni de transition. 

C’est plutôt René Goyette, avec près de 26 ans d’ancienneté. Toutefois, M. Goyette ayant occupé des fonctions qui ont fait en sorte d’augmenter son salaire annuel d’élu, dont la fonction de maire suppléant, le calcul de son allocation se faisait à partir d’une moyenne salariale plus élevée que certains de ses confrères et consœurs.

M. Goyette, qui n’a pas sollicité de nouveau mandat, quitte donc avec 130 768,98 $, soit 87 924,98 $ en allocation de départ et 42 844 $ en allocation de transition. Il est suivi par Guy Daigle, qui reçoit 85 938,78 $, soit 36 283,78 $ en allocation de départ et 49 655 $ en allocation de transition. 

M. Daigle a lui aussi choisi de ne pas solliciter de nouveau mandat, après 19 années comme conseiller municipal.

Suivent Yves Landry (72 535,24 $) avec un peu plus de 18 ans d’ancienneté, André Noël (71 157,79 $) avec 31 ans d’ancienneté et Pierre-A. Dupont (49 319,69 $) avec quatre ans d’ancienneté. Dans le cas de M. Dupont, il avait été défait en 2013 après plusieurs années en politique municipale et avait alors empoché une première allocation de départ. Sa réélection en 2013 lui donne ainsi droit à une nouvelle allocation de départ, mais qui se calcule seulement sur le dernier mandat, soit 6475,69 $. Il récupère tout de même 42 844 $ en allocation de transition.

Après huit ans comme conseillère, Marie-Claude Camirand reçoit 38 793,65 $. Joan Lefebvre, pour sa part, recevra 33 963 $ après un mandat de quatre ans. Au même titre que Pierre-A. Dupont, Mme Lefebvre avait eu droit à une première allocation de départ pour son mandat 2005-2009. 

Suivent Jeannot Lemieux et Jean-François Aubin avec tous deux 33 714,72 $.

«Ce n’est pas nous qui prenons la décision sur la rémunération des élus. La Loi sur les cités et villes dicte les façons de faire et ça se fait dans un contexte bien encadré, qui est le même pour tous les élus du Québec. Les allocations sont pensées en fonction d’inciter des gens de qualité à se présenter en politique municipale», constate le responsable des communications à la mairie, Yvan Toutant.