Le maire de Shawinigan, Michel Angers

Premiers fruits de la réingénierie à Shawinigan

La Ville de Shawinigan fera connaître, au début de l'année 2017, le fruit d'un important travail de réorganisation de ses services. Les premiers indices sont apparus en séance publique,  mardi soir, avec l'adoption de plusieurs résolutions approuvant des recommandations de la commission des ressources humaines sur cet enjeu.
À l'automne 2012, l'administration municipale avait engagé ses employés dans un processus d'amélioration continue, dans un souci de rendre ses services plus efficaces. Le déploiement d'un nouvel organigramme vise le même objectif. Ce travail est amorcé depuis environ un an et demi.
L'ex-gouvernement de Jean Charest souhaitait une réingénierie de l'état en arrivant au pouvoir en 2003. À Shawinigan, le maire, Michel Angers, préfère parler d'une «architecture de processus». Pour le moment, il ne peut confirmer à quel point ce brassage de cartes entraînera des économies pour les citoyens, car il assure qu'il ne s'agit pas du premier objectif visé.
«Nous redéfinissons l'ensemble de nos fonctions», explique-t-il. «Nous déployons notre personnel de direction selon de nouveaux processus. Notre objectif est d'être plus efficaces et de contrôler les coûts. Nous brosserons un tableau assez complet après les Fêtes.»
Ce processus s'apparente à des conséquences à long terme de la fusion municipale, alors que la machine administrative avait dû absorber un grand nombre d'employés il y a une quinzaine d'années.
«En 2002, le principe de la fusion municipale, c'était que tout le monde entrait», raconte le maire. «Au fil du temps, nous raffinons notre organisation. Il y a aussi de nouvelles machineries, de nouvelles procédures. Par exemple, nous économisons énormément d'argent en ramassant de la neige et pourtant, on la ramassait avant! Mais parce que nous avons raffiné nos façons de faire, on fait des économies.»
Ainsi, mardi soir, le conseil municipal a procédé à l'abolition du Service de l'aménagement et de l'environnement et des Services techniques. Dorénavant, ils seront regroupés pour former le Service de l'aménagement du territoire. Claude Larocque en a été nommé directeur, lui qui se trouvait à la tête des Services techniques.
Au Service loisirs, culture et vie communautaire, un poste de commis aux prêts à temps complet est aboli. Il embauchera plutôt deux postes de commis aux prêts réguliers à temps partiel. Au Service des finances, le poste de magasinier principal est aboli, mais la Ville crée un poste de conseiller aux approvisionnements.
Du côté des Travaux publics, la Ville élimine un poste de préposé à la signalisation.
Développement économique
On le sait, la division de développement économique a vécu plusieurs changements au cours des derniers mois. Mardi soir, le conseil municipal a annoncé qu'il faudrait dorénavant parler du Service de développement économique et sans surprise, Luc Arvisais a été nommé à titre de directeur, lui qui agissait déjà comme responsable de la division après avoir dirigé l'ex-centre local de développement pendant huit ans.
Par résolution, les élus ont aussi confirmé l'abolition de deux postes de conseillers en développement économique, soit un au commerce et un autre au mentorat d'affaires. Par contre, un poste de spécialiste en gestion de fonds d'investissement et immobilier a été créé; ce concours s'est d'ailleurs terminé à la fin novembre.
Le maire ne croit pas que cette réorganisation affaiblira son service de développement économique, qui avait déjà été sérieusement amputé l'an dernier lors de l'arrêt des activités du CLD.
«Nous avions deux personnes au développement économique et deux au commerce et dorénavant, nous aurons deux au développement économique et une personne au commerce (en plus du gestionnaire de fonds d'investissement et immobilier). Il y a aussi du personnel au centre d'entrepreneuriat. On n'est pas en diminution de postes en développement économique.»
«Si on veut se reconvertir, il faut faire des pas», ajoute M. Angers. «Nous en avons fait au centre d'entrepreneuriat, avec notre communauté entrepreneuriale et au DigiHub. Notre équipe de développement économique est d'ailleurs rendue au centre d'entrepreneuriat et elle travaillera de concert avec ces gens-là. On pense qu'on va augmenter notre efficacité. Au net, on n'est pas perdant.»
M. Angers mentionne que le volet mentorat d'affaires, assumé auparavant par Johanne Caron qui a quitté la division, sera dorénavant partagé par le personnel en place.