Un spectacle bénéfice est organisé le 20 octobre afin de stimuler la campagne de financement pour la réfection de l’église Saint-Paul.

Première activité de financement pour la restauration de l'église Saint-Paul

SHAWINGAN — Même si la campagne de financement pour la restauration de l’église Saint-Paul avait été annoncée à peu près à pareille date l’an dernier, un premier spectacle-bénéfice sera finalement présenté le 20 octobre. Les bénévoles de la paroisse souhaitent que cette activité donnera une nouvelle impulsion à cette sollicitation afin d’atteindre l’objectif de 250 000 $.

Les fidèles ont retrouvé leur lieu de culte le 26 mars, une quinzaine de mois après un important dégât d’eau qui avait causé des dégâts considérables. Les travaux les plus urgents ont été réalisés pour permettre aux pratiquants de quitter le sous-sol et retrouver la nef, mais la besogne n’est pas terminée. Comme il reste certains points à éclaircir avec l’assureur, la paroisse doit continuer à recueillir les dons pour assurer la pérennité de l’immeuble.

«L’église ayant été moins chauffée pendant une certaine période, la peinture verte autour des toiles s’est écaillée», explique Françoise Saint-Hilaire, responsable du dossier de réfection. «Il reste donc cette peinture à refaire, de même que la descente du côté de la ruelle. La toiture est défectueuse, l’eau a coulé et le plâtre du plafond est descendu. Il faut donc refaire ça, peinturer partout. Les gens peuvent passer en avant ou de l’autre côté, alors ça presse moins. On attend d’avoir les fonds.»

«On doit aussi faire réparer l’orgue», enchaîne Mme Saint-Hilaire. «Nous en avons au moins pour 40 000 $. Il peut quand même être utilisé, mais il y a un clavier qui ne fonctionne pas. C’est pourquoi c’est moins urgent.»

Même sans le dégât d’eau, l’église Saint-Paul était confrontée aux mêmes réflexions qu’ailleurs, soit la pertinence d’investir dans de coûteux travaux de rénovation malgré une baisse marquée de la pratique religieuse. Ainsi, à plus long terme, les portes devront être changées et les toitures surplombant les escaliers extérieurs devront recevoir un peu d’attention. Une fournaise devra aussi être remplacée.

«On veut toujours revoir nos ouvertures pour que ça nous coûte moins cher de chauffage», explique la bénévole.

Jusqu’ici, la campagne a permis de récolter près de 100 000 $. Les toiles, les colonnes, les murs et les planchers ont été réparés, de même qu’une partie des clochers. Les vitraux et les bancs ont été nettoyés.

«Il nous manquerait environ 150 000 $ pour finir notre campagne, mais nous irons toujours au plus urgent», souligne Mme Saint-Hilaire.

Pour donner un nouvel élan à cette collecte de fonds, la communauté de Saint-Paul de la paroisse Sainte-Marie-de-l’Incarnation organise un spectacle-bénéfice, Let it Beatles, le 20 octobre à 20 h au sous-sol de l’église Saint-Paul. Les gens peuvent se procurer des billets au secrétariat de l’église ou au Centre d’action bénévole de Grand-Mère.

«Nous prévoyons un autre spectacle en février, à l’école secondaire du Rocher», indique Mme Saint-Hilaire. La communauté aurait aimé présenter des activités majeures de financement bien avant, mais disons que l’équipe demeure bien restreinte pour voir à tout.

«Nous étions pas mal occupés ailleurs», fait-elle remarquer, en parlant notamment des travaux urgents à réaliser et des négociations avec l’assureur. «On attendait que l’église soit disponible. Il fallait aussi avoir les dates où les artistes seraient disponibles. C’est toujours les mêmes bénévoles qui sont sollicités!»

«Les dons ont ralenti un peu, mais ça n’a jamais complètement arrêté», ajoute-t-elle. «Les gens sont au rendez-vous depuis la réouverture, mais comme dans les autres églises, ce n’est pas plein. Ça l’était lors de la première cérémonie, mais ça n’a pas continué! Nos habitués sont là, en plus des mariages, des funérailles et des baptêmes, que nous avons toutes les semaines. Tout est recommencé.»

Malgré l’énergie qui doit être investie pour assurer la continuité de cette église, Mme Saint-Hilaire assure qu’il n’a jamais été question d’aller dans une autre direction, comme la paroisse Sainte-Marguerite-d’Youville a dû s’y résoudre avec l’église Saint-Pierre.

«Nous avons un carnet de santé et on se met sur la coche», lance-t-elle. «On n’est pas en mode fermeture! On essaie d’économiser le plus possible sur l’énergie.»