Geneviève Magier, coureuse, Jolyane Damphousse, présidente du conseil d’administration du Défi des Demois’Ailes et Andréanne Garon, coureuse, ont bravé la pluie à l’occasion du Prédéfi des Demois’Ailes.

Prédéfi des Demois'Ailes: Pluie, douleur et camaraderie

Shawinigan — En attendant le défi qui les verra parcourir 750 km sur les routes du Québec pour amasser des fonds visant à soutenir les foyers qui viennent en aide aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale, les Demois’Ailes s’étaient donné rendez-vous à Shawinigan en cette longue fin de semaine. L’objectif était de prendre la mesure de ce qui les attend en juillet prochain et d’apporter les ajustements qui s’imposent, à l’occasion du Prédéfi, un relais qui les aura vu courir 36 km chacune.

Ce sont huit équipes, comptant au total 38 femmes, qui ont ainsi bravé beaucoup de pluie et qui ont couru dans les rues de Shawinigan pendant plus de trente heures. Les relais variaient entre un et huit kilomètres. Le sommeil était rare et le va-et-vient constant dans l’école Immaculée-Conception de Shawinigan, transformée pour l’occasion en dortoir, cafétéria, salle de massage et lieu d’une franche camaraderie. L’épreuve rapproche et tisse les liens. La cause que l’on soutient fera le reste.

Pour Genevière Magier et Andréanne Garon, respectivement adjointe administrative et éducatrice en garderie, le Prédéfi aura notamment permis de découvrir de nouveaux muscles, rigolent-elles, en massant leurs jambes endolories. Geneviève fait valoir que sa participation est d’abord liée à la cause. Ensuite, explique-t-elle, elle le fait pour se dépasser. Après le dernier des deux relais de huit kilomètres, elle soufflait un peu, heureuse que le pire soit derrière elle. Résidente de Sainte-Anne-de-la-Pérade, elle a un peu souffert du relief shawiniganais. «Il n’y a pas de côtes à Sainte-Anne-de-la-Pérade, c’est que des champs», s’esclaffe-t-elle.

Sa coéquipière Andréanne était également soulagée d’en être aux dernières étapes du relais, dimanche matin. La Shawiniganaise a accouché d’un troisième enfant il y a moins d’un an, elle se dit donc sensible à la cause. Elle s’est aussi lancée dans l’aventure en compagnie de sa mère pour décrocher un peu du quotidien, relate-t-elle.

Ni Genevière ni Andréanne ne voulaient trop se projeter en avant, dimanche matin. Elles aborderont le grand défi, dix fois dix kilomètres, quand elles y seront, en juillet prochain.

Depuis sa création, en 2013, ce sont 345 000 $ que les Demois’Ailes ont remis à différents centres d’hébergement, principalement en Mauricie, mais également dans des villes où elles ont couru, explique Jolyane Damphousse, présidente du conseil d’administration du Défi des Demois’ailes.

Ainsi, grâce aux efforts de financement que les coureuses déploient dans leur réseau respectif, Mme Damphousse dit avoir espoir de franchir la barre des 400 000 $ cette année. Le Défi des Demois’Ailes aura lieu du 10 au 14 juillet prochain. Pour en savoir davantage ou pour soutenir la cause des Demois’Ailes, on se rendra sur leur site Internet, à l’adresse suivante: