Le GP3R plaidait essentiellement n’avoir aucun lien avec l’organisation du Monaco.

Poursuite de la famille d'Ayrton Climo: la requête du GP3R rejetée

TROIS-RIVIÈRES — Le GP3R échoue dans sa tentative d’être exclu de la poursuite de 26,3 millions de dollars intentée par un coureur blessé en 2014 lors du Monaco de Trois-Rivières. La Cour supérieure vient de rejeter la requête déposée par l’organisation qui plaidait l’abus de procédures.

Le GP3R plaidait essentiellement n’avoir aucun lien avec l’organisation du Monaco. Lors de l’audience de cette requête, le 9 septembre dernier au palais de justice de Trois-Rivières, Me Frédéric Laflamme indiquait au juge Alain Bolduc qu’il n’y avait rien dans le dossier qui prouvait l’implication du GP3R dans le design ou le montage de la piste du Monaco.

Il affirmait que cette piste était différente de celle du GP3R même si la piste du Monaco était aménagée sur une partie de celle du GP3R. Selon le procureur du GP3R, le témoignage fourni par Michel Turcotte, employé du GP3R et bénévole au Monaco, avait permis de prouver l’absence de lien entre les deux organisations.

Représentant le coureur Ayrton Climo et ses parents contre le Monaco, ASN Canada FIA, le Championnat de karting de l’est du Canada et le GP3R, Me Stuart Kugler était d’un avis différent. Il se basait entre autres sur le témoignage de Paul Cooke, vice-président d’ASN Canada FIA.

Ce dernier a dit en interrogatoire que le Monaco est organisé sous la supervision du GP3R et que celui-ci est responsable de l’installation des dispositifs de sécurité de la piste sur le circuit du Monaco. De plus, le contrat d’assurance signé par ASN Canada FIA pour le Monaco indique que le lieu de la course est la piste du GP3R.

Ayrton Climo a été blessé gravement lors de sa participation au Monaco de 2014.

Lors de l’audience de la cause, le juge Bolduc s’était interrogé sur la suite des choses si le GP3R était retiré des organismes poursuivis, alors que le procès n’est pas encore commencé, et que ledit procès jugeait le GP3R en partie responsable des dommages subis par Ayrton Climo. La preuve soumise reflétait une contradiction et le juge se demandait comment il allait trancher à cette étape des procédures.

Ces interrogations ont vraisemblablement guidé le juge Bolduc dans sa décision rendue le 11 septembre.

Selon le président du tribunal, «puisque la preuve est contradictoire et qu’il est nécessaire d’évaluer en outre la crédibilité de M. Turcotte et de M. Cooke pour déterminer si le GP3R peut être tenu responsable des dommages subis par les demandeurs en raison de son implication dans le Monaco, ce que le tribunal ne peut faire à ce stade-ci, la demande en rejet de GP3R ne peut réussir».

Invité par Le Nouvelliste à réagir à cette décision, Dominic Fugère a été peu loquace.

«On va laisser les choses suivre leur cours devant la justice», a dit le directeur général du GP3R.

La date du procès n’a pas encore été fixée. En raison de la longueur prévue de ce procès, il serait fort étonnant que celui-ci se déroule avant 2021.