Le député libéral sortant de Maskinongé, Marc H. Plante, le ministre libéral sortant, André Fortin, et le député libéral sortant de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, en mêlée de presse à l’aéroport de Trois-Rivières.

«Pourquoi pas la Mauricie?»

Trois-Rivières — Interrogé à savoir pourquoi la Mauricie ne figure pas sur la liste des régions où son chef Philippe Couillard veut décentraliser les processus décisionnels de certains ministères, le député libéral sortant, de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, répond «pourquoi pas la Mauricie?».

«Pour l’instant, ce qui a été annoncé officiellement, c’est la Gaspésie avec les pêches, ce qui est tout à fait normal. Par la suite, on pourra analyser chacun des ministères et voir le potentiel de chacune des régions et à quel endroit ce ministère-là va être le plus efficace au niveau de la régionalisation. Il y a une ouverture pour d’autres ministères dans d’autres régions, il va falloir le regarder au fur et à mesure», a-t-il déclaré, mardi, en mêlée de presse.

Le même jour, le premier ministre du Québec a annoncé son intention de transférer les équipes concernées dans les régions où se trouve une grande part des activités ministérielles.

Ainsi, dans un second mandat du gouvernement libéral, la région de l’Abitibi-Témiscamingue accueillera les employés du secteur des mines ainsi que la haute direction qui y est associée, du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Si la région du Saguenay–Lac-St-Jean accueillera les employés du secteur des forêts ainsi que la haute direction qui y est associée, du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, la région de la Gaspésie accueillera les employés du secteur des pêches ainsi que la haute direction qui y est associée, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Quant aux Îles-de-la-Madeleine, elles accueilleront les employés du secteur de la mariculture ainsi que la haute direction qui y est associée, du même ministère.

«C’est important d’avoir des services dans chacune des régions. Une région comme la haute Mauricie pourrait avoir des antennes des ministères. Est-ce qu’on parle d’une décentralisation complète ou d’un ajout de services? Tout est possible. Ce qui reste, c’est d’évaluer les services. Soyez certains que la Mauricie ne sera pas laissée de côté dans la répartition de services», a promis le député libéral sortant de Maskinongé, Marc H. Plante.

Celui-ci souligne «qu’il y a vraiment trois Mauricie», soit le sud, le centre et le nord. «Il faut évaluer les choses. Il ne faut surtout pas revenir dans le conflit des régions ressources à l’époque. C’est une région centre qui va bien économiquement. C’est sûr que s’il y a des répartitions de services qui se font, on va travailler fort pour que la Mauricie en ait. La Mauricie va être avantager dans d’autres choses», assure l’adjoint parlementaire du premier ministre pour les régions.

Les deux députés étaient accompagnés du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, André Fortin, qui a profité de son passage en région pour rencontrer, entre autres, les gens du Transport collectif de la MRC de Maskinongé et de l’aéroport de Trois-Rivières.

Dans le premier cas, il a rappelé que dans le cadre de la politique de mobilité durable, il avait été question d’assurer aux organismes de transport collectif «une certaine stabilité avec du financement à long terme».

Dans le second, le ministre libéral sortant a parlé d’un aéroport au «potentiel incroyable de développement». «Du côté des gens de l’aéroport, on a une belle vision qui est appuyée par les collègues pour le développement futur, tant pour l’industriel que pour l’industrie des passagers. Et nous, on a des programmes qui maintenant sont justement adaptés pour aider les aéroports à faire des rénovations qui seraient nécessaires, entre autres, ici à Trois-Rivières», a conclu M. Fortin.