L’événement «Des municipalités engagées pour plus de femmes en politique» se tiendra, le 1er février, à Shawinigan. Sur la photo, on peut voir Joanne Blais, directrice de la TCMFM et Laura Goujon, agente de projet à la TCMFM.

Pour plus de femmes en politique

TROIS-RIVIÈRES — Seulement le tiers des élus municipaux sont des femmes dans la région. Question d’améliorer cette statistique non seulement en les incitant à se présenter mais aussi en mettant en place un environnement favorisant leur implication, l’événement régional «Des municipalités engagées pour plus de femmes en politique» se tiendra, le 1er février, à l’Auberge Gouverneur de Shawinigan.

«On veut intéresser, mobiliser les élus et les personnes intéressées par la politique municipale à travailler ensemble pour que plus de femmes fassent de la politique municipale en Mauricie», souligne Joanne Blais, directrice de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM).

«La rencontre est une occasion de formation, de réflexion et d’échanges pour les personnes élues ou impliquées dans la vie municipale», a fait valoir, par voie de communiqué, Annick Mercier, chargée de projet à la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent (TCGFBSL).

D’ailleurs, cet événement sera l’occasion de présenter «les résultats des actions expérimentées dans sept municipalités du Bas-Saint-Laurent afin de développer et maintenir des environnements favorables à l’implication des femmes en politique municipale». Les outils élaborés dans le cadre de ce projet seront présentés.

Que ce soit un guide d’accompagnement pour favoriser le travail des membres du conseil dans un climat harmonieux exempt de discrimination ou la mise en place d’une structure de travail efficace qui tient compte de la conciliation avec la famille, la TCMFM souhaite que les municipalités de la région s’approprient ces outils. «On espère que des municipalités vont emboîter le pas. Ce n’est pas la première action qu’on fait pour encourager les municipalités à être plus égalitaires et paritaires, et ce n’est sûrement pas la dernière», note Mme Blais.

Les propos du maire de Saint-Barnabé sur les menstruations ou la lecture à l’Assemblée nationale par la députée de Québec solidaire, Christine Labrie, de messages violents qu’elle et des collègues ont reçus via les médias sociaux rappellent d’ailleurs que les femmes impliquées en politique doivent encore affronter des embûches ainsi que des préjugés.

Toujours lors de cet événement régional, la TCMFM présentera les résultats de ses travaux sur le rôle des médias dans l’implication des femmes en politique.

En après-midi, Mireille Lalancette, professeure en communication politique à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et chercheure au Groupe de recherche en communication politique (GRCP) tiendra une conférence-atelier qui abordera notamment la gestion des réseaux sociaux. Il sera question, entre autres, de conseils pour désamorcer les situations problématiques sur les réseaux sociaux.

Un cocktail de réseautage sera offert en fin de journée.

L’événement s’adresse en particulier aux femmes élues et aux conseils municipaux en général, mais l’événement est ouvert à toute personne sensible à l’implication politique des femmes. Il est possible de s’inscrire d’ici le mardi 28 janvier via la page Facebook de la TCMFM ou sur le site Eventbrite. Le coût est de 20 $ par personne.

Cette rencontre se tient dans le cadre du projet «Plus de femmes en politique? Les médias et les instances municipales, des acteurs clés!»

Quant à la participation des femmes en politique dans la région, Mme Blais déplore qu’un plateau ait été atteint au cours des dernières élections. «On a du travail à faire pour intéresser les femmes à la politique municipale, surtout au niveau des mairies.»