Les discussions entre Alain Rayes du Parti conservateur du Canada et Yves Lévesque sont en suspens depuis octobre dernier.

«Pour l’instant, le plus important est sa santé»

Trois-Rivières — On le savait intéressé par la politique fédérale depuis longtemps et on le savait courtisé par le Parti conservateur du Canada (PCC) depuis quelques mois. Mais l’annonce de la démission du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque pour des raisons de santé vient changer les plans. En effet, depuis son arrêt de travail en octobre dernier, les discussions ont été laissées en suspens entre Yves Lévesque avec le PCC, le temps qu’il recouvre la santé.

«Depuis le tout début, lorsque son médecin lui a demandé de prendre du temps pour lui, j’ai arrêté toutes mes discussions avec lui au niveau de la politique fédérale pour lui rappeler l’importance de sa santé. Pour l’instant, le plus important c’est sa santé. J’ai eu l’occasion de lui parler souvent au cours de la dernière année et l’important pour nous, c’est qu’il reprenne des forces. On verra après pour la suite des choses, s’il a toujours le goût de s’impliquer en politique fédérale ou ailleurs», soutient le député de Richmond-Arthabaska et lieutenant politique québécois du Parti conservateur, Alain Rayes.

Le PCC ne ferme toutefois pas la porte à accueillir M. Lévesque au sein de sa formation s’il en exprime le souhait éventuellement.

«Si la santé revient et qu’il désire s’impliquer avec nous, je serais prêt à l’accueillir et à lui faire une place dans notre parti. La porte reste ouverte, car on n’est pas pressés d’ouvrir l’investiture à Trois-Rivières. On veut lui laisser le temps de refaire ses forces. On va être patient et si son souhait est de retourner en politique au niveau fédéral, on va être bien content de l’accueillir», soutient M. Rayes.

Rappelons qu’Yves Lévesque est devenu membre du Parti conservateur du Canada en mai dernier. Il avait alors confirmé son intérêt à porter les couleurs de ce parti aux élections fédérales en 2019. M. Lévesque avait été approché de façon récurrente depuis 2004 pour faire le saut au niveau fédéral, mais avait toutefois décliné les offres.

Un homme marquant

Les commentaires du politicien fédéral étaient d’ailleurs très positifs envers Yves Lévesque, lui qui a eu la chance de le rencontrer à de nombreuses reprises au cours de sa carrière.

«Mon premier commentaire, c’est de lui dire merci. J’ai eu le privilège de le côtoyer comme maire de Victoriaville, à l’Union des municipalités du Québec et comme politicien fédéral et j’ai pu constater tout ce qu’il a pu faire pour mettre Trois-Rivières sur la carte. Il a également réussi à mener d’une main de maître la fusion qui n’était pas un simple dossier dans la plupart des régions du Québec. En tant qu’ancien maire de Victoriaville, je le soutiens à 100 % dans sa décision de se retirer puisque je comprends sa réalité. Tous ceux qui le connaissent savent que le fait d’accepter l’avis de son médecin doit avoir été très difficile pour lui, car on sait avec quelle intensité il travaillait. Donc le meilleur conseil que je pourrais lui donner, c’est de ne pas se préoccuper de ça pour l’instant et de prendre soin de lui et de sa famille», conclut-il.