François-Philippe Champagne, nouveau ministre des Infrastructures et des Collectivités à Ottawa.

Pour améliorer la qualité de vie des gens

TROIS-RIVIÈRES — Les nouvelles fonctions qui ont été confiées au député fédéral de Saint-Maurice–Champlain et nouvellement ministre des Infrastructures et des Collectivités, François-Philippe Champagne, représentent une occasion formidable pour améliorer la qualité de vie des citoyens de partout au Canada. C’est du moins l’opinion du principal intéressé, qui a vu en cette nomination annoncée lors du remaniement ministériel de mercredi une belle marque de confiance du premier ministre Justin Trudeau.

«C’est un ministère important parce qu’on impacte la vie des gens. Mon objectif, c’est de fournir aux citoyens à travers le pays des infrastructures du 21e siècle, donc des infrastructures vertes, sociales, de transport qui permettent vraiment d’améliorer la qualité de vie des gens. Alors c’est le plus beau ministère qu’on puisse imaginer parce que mon rôle c’est d’améliorer la qualité de vie des gens», a résumé M. Champagne, en entrevue au Nouvelliste.

Sur les 12 prochaines années, le gouvernement fédéral prévoit une enveloppe budgétaire de 187 milliards de dollars en infrastructures, ce qui en fait le ministère avec l’un des plus importants portefeuilles, ce que n’a pas manqué de noter François-Philippe Champagne. «Vous imaginez que c’est un portfolio immense, où on peut faire des choses directes pour les gens», constate-t-il.

Au plan national, le ministre nouvellement assermenté héritera donc de dossiers très chauds comme le pont Champlain, ou encore le pont de Québec, mais également la construction du pont Gordie-Howe entre Windsor et Détroit aux États-Unis. Toutefois, il note que dans la région, les projets ne manquent certainement pas et se concentrent à une autre échelle de la définition d’infrastructures.

«Je suis un gars des régions, et chez nous ça se traduit dans le transport en commun, l’installation de bornes de recharges pour véhicules électriques, par exemple. Mais l’autre enjeu des régions est la connectivité. Beaucoup de municipalités ne sont pas encore desservies par un réseau cellulaire ou connectées à Internet haute vitesse», constate M. Champagne, qui rappelle que c’est en Haute-Mauricie que la première annonce du plan fédéral Brancher pour innover fut réalisée en août 2017, avec l’annonce d’une aide financière pour l’augmentation de la couverture cellulaire sur la route 155.

En ce qui concerne la possible implantation d’un train à grande fréquence qui passerait par Trois-Rivières, François-Philippe Champagne rappelle que c’est un dossier qui relève de Transport Canada, mais assure qu’il se fera encore et toujours l’ambassadeur de ce projet pour lequel il dit voir un grand potentiel. «Dans le dernier budget, nous avons autorisé de lancer les analyses plus détaillées pour évaluer la faisabilité du projet. Nous sommes passés du discours à l’action, c’est ce que les gens doivent réaliser», mentionne-t-il.

Cette nouvelle nomination se traduira aussi par une présence plus importante de M. Champagne au Canada, et spécialement dans son comté, lui qui devait souvent s’absenter du pays à titre de ministre du Commerce international. «Avant, on me confiait le mandat de faire la promotion du Canada dans le monde. Maintenant, je dois m’affairer à améliorer la vie des gens de chez nous. Maintenant, mon terrain de jeu, c’est le Canada», constate-t-il.

M. Champagne signale d’ailleurs que c’est à Batiscan, jeudi prochain, qu’il fera sa première annonce à titre de ministre des Infrastructures. «C’était très important pour moi que ma première annonce se fasse chez nous», a-t-il fait savoir.