Pot dans les résidences étudiantes: pas de casse-tête en vue

TROIS-RIVIÈRES — La consommation du cannabis aura beau être légale, à partir de juillet 2018, il y a peu de chances que les étudiants qui vivent dans les résidences de l’Université du Québec à Trois-Rivières ou des collèges de la région puissent en consommer dans les chambres.

Plusieurs établissements se basent notamment déjà sur la réglementation sur le tabac selon laquelle il est interdit de fumer à l’intérieur ou à proximité des bâtiments. D’autres attendent toutefois le fin mot de la loi pour savoir comment appliquer une réglementation sur la consommation du cannabis à l’extérieur des bâtisses, sur le campus.

Au Cégep de Trois-Rivières, la question semble déjà tranchée. Que le pot soit légal ou non, on le met un peu sur le même pied que la cigarette et «actuellement, le tabac est interdit dans les résidences», indique Isabelle Bourque du Service des communications. «C’est une clause du bail signée par les locataires. Les appartements sont non-fumeurs. Les personnes doivent fumer à l’extérieur, à au moins 9 mètres des portes, fenêtres ou prises d’air. Lorsque la consommation de marijuana sera légalisée, les mêmes règles s’appliqueront», dit-elle.

Le problème ne se pose pas au Collège Shawinigan puisqu’il n’y a pas de résidences. La responsable des communications, Karine Lord, rappelle toutefois que la Fédération des cégeps déposera un mémoire sur la question, ce qui permettra aux collèges d’orienter leurs politiques en la matière sur leur campus respectif.

Au Collège Laflèche, la situation n’est pas aussi claire qu’au Cégep. «On a un comité de travail pour mettre à jour la réglementation des résidences», indique Geneviève Dallaire, responsable des communications. Cette mise à jour devra se faire sous peu puisque les baux se signent en février.

Déjà, la cigarette est complètement interdite dans les résidences du Laflèche.

Selon le projet de loi, il devrait être interdit de toute façon de consommer du cannabis sur les terrains des écoles primaires et secondaires de même que sur les campus collégiaux et universitaires. «S’il y a interdiction, on serait satisfait de ça», indique Mme Dallaire.

À l’UQTR, on se penche présentement sur «tout ce qui concerne la question de la légalisation du cannabis et sur les impacts que cela peut représenter pour l’Université», explique Jean-François Hinse, conseiller en communications.

«Nous attendons les dernières précisions du projet de loi, ce qui fait en sorte qu’il est actuellement trop tôt pour dire avec exactitude de quelle façon nous entendons gérer ce dossier», dit-il.