La photographe Geneviève Trudel a entre autres immortalisé Frédérique Gélinas-Desroches et Annie Gélinas. Ces dernières avaient été chouchoutées au préalable par la coiffeuse Jessica Mongrain et la maquilleuse Sandra Chevalier.

Portraits du coeur: «On est tellement belles!»

SHAWINIGAN — Ils et elles étaient plusieurs à sourire et à être sous leur meilleur jour, lundi, à l’intérieur de la boutique du Centre Roland-Bertrand alors que s’y déroulaient les séances photo de l’initiative Portraits du coeur.

Pour une troisième année, la photographe Geneviève Trudel s’est alliée à l’organisme à mission sociale ainsi qu’à plusieurs professionnelles de la coiffure et du maquillage afin d’offrir un traitement digne des plus grands mannequins à des personnes et des familles qui n’ont pas les moyens de s’offrir un tel luxe. En tout, la preneuse d’images shawiniganaise a offert plus de 40 séances photo. Ce sont donc environ 100 personnes qui se sont présentées devant sa lentille au cours de la journée. Par ailleurs, chaque participant est reparti avec une photo encadrée du moment immortalisé par la photographe.

«On est tellement belles! Je n’en reviens pas», a lancé spontanément Annie Gélinas à sa fille de 16 ans, Frédérique Gélinas-Desroches, alors qu’elle tenait dans ses mains le produit final du travail de la photographe, de la coiffeuse Jessica Mongrain et de la maquilleuse Sandra Chevalier. À en croire le sourire qu’elles arboraient, les deux femmes qui venaient tout juste de jouer les Claudia Schiffer et Cindy Crawford étaient tout particulièrement fières du résultat.

«On se chicanait quand on s’en venait ici ce matin alors ça change pas mal le ‘‘mood’’ de vivre un moment comme ça! Les filles qui s’occupent de nous sont toutes merveilleuses. La photo sera accrochée bien en vue. Elle ne restera pas dans un tiroir», poursuit Mme Gélinas sous le regard approbateur et complice de sa fille.

La maquilleuse Bianca Fréchette a donné de son temps pour une deuxième année consécutive.

Ginette Pellerin faisait elle aussi partie des chanceuses qui ont été traitées aux petits oignons afin d’être immortalisées sur pellicule. Initialement, elle devait poser seule, mais sa fille, Marie-Hélène Trudel, s’est jointe à elle pour quelques clichés.

«La dernière fois que j’ai participé à une séance de photo comme celle-là, c’est lors de mon mariage en 1973», a-t-elle spontanément confié avant de sentir l’émotion monter en elle.

Entre deux séances, Geneviève Trudel confie qu’elle ressort grandie d’une telle journée, et ce, même si l’exercice peut être un peu éreintant en raison des longues heures qu’elle passe avec son appareil en main.

«On sent qu’on leur fait du bien. C’est facile de les faire sourire car ils se sentent beaux. Il y en a à qui je mets du vent dans les cheveux et ils pensent qu’ils font la première page du Vanity Fair», raconte-t-elle.

Maquilleuse d’expérience, Bianca Fréchette a offert ses services à la photographe et au Centre Roland-Betrand pour une deuxième année. Après avoir adoré son expérience l’an dernier, elle tenait à être de retour. Mettre son talent au service d’une telle cause constitue un excellent moyen de se sentir utile et faire vivre un beau moment à des personnes qui, trop souvent, peinent à s’offrir le nécessaire. Se faire maquiller, coiffer et prendre en photo par des professionnelles est donc impensable pour eux.

«La vie est bonne envers moi alors je trouve ça important d’être ici. Ça remet les choses en perspective. De plus, c’est vraiment plaisant de voir la réaction des gens qui se trouvent beaux. C’est quasiment mieux que lorsque quelqu’un paie pour mes services», avoue la jeune femme.