Le port du masque sera obligatoire dès samedi dans les endroits publics fermés.
Le port du masque sera obligatoire dès samedi dans les endroits publics fermés.

Port du masque: les commerçants fin prêts

TROIS-RIVIÈRES — Alors que le couvre-visage deviendra obligatoire à l’intérieur de tous les lieux publics fermés dès samedi, les commerçants trifluviens disent avoir réussi à adapter leur offre de sorte que tous les usagers puissent apprécier leur expérience, et ce, même masqués.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, certains ont vu cette nouvelle directive de la Santé publique comme une opportunité d’innover.

«On le voit comme un beau défi auquel on est tous confrontés. Dès qu’on a su qu’on pouvait enfin rouvrir nos institutions, on s’est mis en processus créatif pour pouvoir offrir une expérience différente, mais tout aussi intéressante à nos visiteurs. On n’est pas du tout inquiets», a indiqué Francis Lévesque, coordonnateur marketing et communications chez Culture Trois-Rivières, organisation responsable du musée Boréalis.

Bien qu’il soit extrêmement confiant, celui-ci a tout de même admis qu’il est impossible pour l’instant de prévoir la réaction exacte des clients à l’égard de cette récente obligation.

«On va voir dans les prochains jours, ce n’est pas impossible que les gens aient une réticence à cause de cette directive. Toutefois, pour le moment, on croit que tout se passera bien. De toute façon, cette mesure est loin d’être isolée à notre musée, c’est la même chose partout. On n’y voit donc aucun danger.»

Ajustements à venir pour les exemptés

Ce ne sont pas tous les citoyens qui seront visés par cette nouvelle consigne de la Direction nationale de santé publique. Les enfants de moins de 12 ans ainsi que les personnes dont la condition médicale exige qu’elles aient le visage découvert feront effectivement exception à la règle.

Cet aspect de la nouvelle réglementation ne manquera pas de compliquer la tâche des commerçants, qui seront les seuls sanctionnés si une contravention à cette directive était constatée par les autorités.

«De notre côté, on s’assurera d’être hyper soucieux sur ce plan. C’est pourquoi on n’obligera pas les enfants de moins de 12 ans à porter un couvre-visage. On va cependant le recommander fortement. Pour ce qui est des personnes qui ont une condition médicale particulière, il va de soi qu’elles auront le droit de retirer leur masque. On suivra les consignes gouvernementales à la lettre là-dessus», a fait savoir Francis Lévesque.

Mystère résolu dans les salles d’entraînement

Après avoir été dans le néant concernant la façon d’appliquer cette nouvelle obligation au sein de leur établissement, les propriétaires de salles d’entraînement de la région ont finalement eu réponse à leurs questionnements.

«Selon ce qui a été déterminé par la Santé publique, nos clients seront obligés de porter le masque uniquement à leur arrivée, puis dans les vestiaires. Ils pourront ensuite utiliser les appareils le visage découvert, mais seront tenus de remettre leur couvre-visage lors de tous leurs déplacements à l’intérieur du gym», a expliqué la gérante du Idéal Gym de Trois-Rivières, Marie-Ève Fournier.

Rappelons que, lundi dernier, la gestionnaire du centre Énergie Cardio de Trois-Rivières, Viviane Fiset, avait exprimé le souhait de permettre à ses usagers d’être libérés de leur couvre-visage lors de l’effort physique.

«Le porter pendant les déplacements demeure une contrainte à l’entraînement, mais on est vraiment contents de pouvoir offrir à nos clients d’être libres de leur masque lorsqu’ils sont statiques», a-t-elle ajouté.

Les bars inquiets

De leur côté, les tenanciers de bars de Trois-Rivières se disent également outillés pour faire face à cette mesure. Comme dans les restaurants, leurs clients y seront forcés de porter leur masque uniquement à leur arrivée et lors de leurs déplacements.

Seule ombre au tableau, le premier ministre du Québec a annoncé, jeudi, que son équipe et lui envisageaient de reconfiner ces établissements en raison de la hausse prononcée des nouveaux cas de COVID-19 observée ces derniers jours à l’échelle provinciale.

Heureusement pour les tenanciers, les choses ont bougé rapidement et la menace qui planait sur leur tête s’est envolée, vendredi, lorsque le gouvernement Legault a révélé que les rassemblements privés étaient plus dangereux pour la propagation du virus que les activités des bars.

«Ce serait vraiment dommage que les Mauriciens, qui ont été conscientisés à l’importance de se protéger contre la malade, doivent faire de tels sacrifices à cause des secteurs moins touchés ou des endroits comme Montréal, qui ont voulu s’en mettre plein les poches. Cette menace de tout refermer en mettant tout le monde dans le même bateau est déplorable», a mentionné le propriétaire de l’Embuscade, Luc Bouthillier, avant de souligner que son équipe a reçu une excellente note de la part des autorités venues vérifier les mesures sanitaires mises en place dans les bars.

Il est à noter que de nombreux endroits de la région ont ajouté la vente de masques à leur mandat actuel de sorte qu’aucun client ne doive rebrousser chemin après l’oubli de son couvre-visage. Les coûts de ces équipements de protection faciaux peuvent varier d’un endroit à l’autre.