Autant à Trois-Rivières qu’à Shawinigan, la grande majorité des passagers des autobus portent déjà un masque quand ils utilisent les transports en commun.
Autant à Trois-Rivières qu’à Shawinigan, la grande majorité des passagers des autobus portent déjà un masque quand ils utilisent les transports en commun.

Port du masque dans les transports en commun: les usagers de la région coopératifs

TROIS-RIVIÈRES — La majorité des usagers des services de transport en commun de Trois-Rivières et Shawinigan ne se sont pas fait tirer l’oreille, lundi, pour porter un masque avant de monter à bord de l’un des autobus sillonnant les rues de l’une des deux villes.

Comme c’est maintenant le cas partout au Québec, le port du masque est dorénavant obligatoire pour quiconque utilise les services offerts par ces deux organisations municipales. La mise en place de cette mesure avait été annoncée il y a quelques semaines par la Santé publique dans la foulée des efforts faits afin de limiter la propagation de la COVID-19 et les risques qu’une deuxième vague frappe le Québec, ce qui pourrait pousser les autorités à décréter un second confinement.

Même s’ils bénéficient d’une période de grâce jusqu’au 27 juillet, la quasi-totalité des personnes qui attendaient au terminus du centre-ville de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR) en milieu d’avant-midi lundi portaient déjà un masque, et ce, même s’ils se trouvaient à l’extérieur. Ceux dont le nez et la bouche étaient découverts avaient soit un couvre-visage accroché à une oreille ou en main. Et comme elle l’avait fait il y a quelques semaines, la STTR y a distribué gratuitement des masques pendant toute la journée.

«La réponse est très bonne. À première vue, plus de 75 % des usagers portent déjà le masque. […] Ils ont toujours bien collaboré depuis le début de la pandémie. On leur a demandé au début de passer par la porte arrière et ils l’ont fait et ensuite le lavage de main. Je crois qu’ils vont continuer à le faire», explique Charles-Hugo Normand, conseiller en communication et partenariats à la STTR.

Par ailleurs, ce dernier ajoute qu’une campagne de sensibilisation sur le port du masque sera lancée dans quelques jours afin que le message soit encore plus clair pour les usagers. Des affiches seront notamment installées dans tous les véhicules de la flotte de la STTR ainsi que dans une vingtaine d’abribus.

«En plus d’informer nos usagers, c’est en quelque sorte un geste de soutien envers notre personnel», précise M. Normand.

La situation était la même à Shawinigan. Selon Véronique Gagnon-Piquès, agente de communication à la Ville, neuf passagers sur dix portaient un masque, lundi matin.

«On encourage les usagers à continuer de respecter les règles émises par la Santé publique», mentionne-t-elle.

Les chauffeurs n’ont pas à jouer à la police

Ne voulant pas que ses chauffeurs deviennent des «policiers du masque», la direction de la STTR indique qu’elle a travaillé en étroite collaboration avec le syndicat les représentant afin d’éviter ce scénario. Du côté du syndicat, on salue d’ailleurs les efforts qui ont été faits afin que les tâches de sensibilisation et de contrôle n’incombent pas aux hommes et aux femmes qui se trouvent derrière le volant des autobus.

«Si un chauffeur constate qu’il y a plusieurs personnes dans son autobus qui ne portent pas de masque, il doit appeler son superviseur et un membre du personnel-cadre montera dans l’autobus afin de sensibiliser les gens», explique Mario Fontaine, conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).