Transport Canada semble se montrer plus favorable au projet d’aménagement de bande riveraine par l’Administration portuaire de Trois-Rivières.
Transport Canada semble se montrer plus favorable au projet d’aménagement de bande riveraine par l’Administration portuaire de Trois-Rivières.

Port, aérogare et Sanctuaire: des dossiers réglés

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — À l’aube du déclenchement de la campagne électorale, le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, a fait savoir vendredi que trois dossiers étaient réglés à Trois-Rivières: modernisation de la bande urbaine du port, nouvelle aérogare et transformation du Sanctuaire. Dans les deux derniers cas, le fédéral est même prêt à s’impliquer pour un total de sept millions de dollars.

«Il y a tellement de choses qui se règlent l’une après l’autre. Je n’ai même pas le temps de les annoncer, mais j’ai le temps de dire aux gens que c’est réglé. Après ça, ce qui compte, c’est que ces choses-là avancent», a-t-il avoué au Nouvelliste.

D’abord, l’Administration portuaire de Trois-Rivières (APTR) avait besoin d’une modification des lettres patentes pour lui permettre des projets à caractère résidentiel, commercial et récréotouristique. Or, le député fédéral de Saint-Maurice-Champlain confirme qu’une solution fut trouvée par les différents partenaires «qui n’implique pas les lettres patentes». «Ça permet au projet d’aller de l’avant», a-t-il indiqué.

Le président-directeur général de l’APTR, Gaétan Boivin, parle d’une «très bonne nouvelle».«On est capable de faire les choses autrement. On progresse dans le bon sens, ça va nous permettre au cours des prochains mois de mieux définir le projet, faire nos consultations et travailler avec la Ville et Transports Canada pour que ça se réalise. À partir d’aujourd’hui, c’est moins le projet du port que celui d’une communauté dont le port fait partie. Ça m’encourage beaucoup», a-t-il déclaré.

Au départ, le port avait demandé à Ottawa les modifications des lettres patentes «pour pouvoir faire des projets sur la bande riveraine qui est proche de la Ville, relier l’amphithéâtre avec le centre des congrès, notamment avec une promenade riveraine, avoir des bâtiments qu’on peut faire des revenus».

«Ça demandait des modifications aux lettres patentes. Malgré que tout le monde a travaillé fort, dont les ministres Champagne et Garneau, ce n’est pas possible dans le domaine des administrations portuaires actuelles», a souligné M. Boivin.

Ce qui a permis, dit-il, d’explorer une nouvelle voie, avec l’aide de la Ville et d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières. «Le gros gain, c’est que Transports Canada se rallie à notre vision. Puisque c’est important pour Trois-Rivières et la région, il faut trouver une solution. Je pense qu’on a trouvé une bonne solution et on va avoir le support, l’appui et même les encouragements de Transports Canada. Les discussions ne sont pas terminées. L’important, c’est que le projet se fasse et il y a une belle collaboration de tous. C’est une très grosse étape qui a été franchie», admet-il.

«Étape essentielle» pour l’aéroport

Ensuite, le ministre Champagne a parlé d’une aide potentielle de quatre millions de dollars pour la mise à niveau de l’aérogare «qui est la condition sine qua non pour la grande vision qu’on a pour le développement de l’aéroport de Trois-Rivières, c’est-à-dire, d’avoir une aérogare qui est capable d’accueillir des aéronefs d’un certain type».

François-Philippe Champagne, député de Saint-Maurice-Champlain et ministre de l’Infrastructure et des Collectivités.

«On a reçu le dossier de la Ville de Trois-Rivières cette semaine avec les détails qu’on avait besoin, qui nous permet de dire que pour nous autres, au fédéral, on irait jusqu’à hauteur de quatre millions de dollars, ce qui était la première phase dont ils ont besoin», a-t-il spécifié.

Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, était naturellement ravi de ces nouvelles. Pour lui, l’aide d’Ottawa vient concrétiser davantage le rêve de voir l’aéroport jouer un rôle plus important.

«C’est l’étape qui va nous permettre d’aller plus loin dans le développement de l’aéroport et donc de penser à des destinations soleil et affaires, se réjouit M. Lamarche. C’est une étape essentielle vers la poursuite du développement de l’aéroport. On aime bien notre aéroport, mais il fallait l’amener à un autre niveau, avec des vols internationaux.»

M. Lamarche croit également que la construction d’une aérogare représenterait un argument de plus pour l’ouverture d’un bureau des passeports à Trois-Rivières.

«Signal fort» pour le Sanctuaire

Quant au projet de modernisation de 44 millions de dollars échelonné sur dix ans au Sanctuaire, «on pourrait être partenaire jusqu’à hauteur de trois millions de dollars», a fait savoir François-Philippe Champagne, qui évoque l’importance du tourisme religieux en Amérique du Nord.

Le recteur du Sanctuaire, Mgr Pierre-Olivier Tremblay, reçoit positivement cette nouvelle, que son équipe et lui tentaient de concrétiser depuis un moment. Il croit par ailleurs que la porte est ouverte à d’autres contributions de la part d’Ottawa.

«C’est un premier signal très fort du gouvernement fédéral, se réjouit-il. Et on nous a aussi signalé qu’il y avait un intérêt à ce qu’il y ait une autre contribution dans le cadre des programmes d’infrastructures.»

La première phase du projet de modernisation du Sanctuaire vise à refaire l’aménagement qui accueille les visiteurs à leur arrivée, notamment le centre des visiteurs et le débarcadère pour les autobus, près de la rue Notre-Dame. Mgr Tremblay précise que le projet est encore à l’étape du montage financier, mais espère que les travaux commenceront l’an prochain.

Le maire Lamarche s’est également réjoui de la contribution du gouvernement fédéral, qui va, selon lui, bénéficier à tout le bas du secteur Cap-de-la-Madeleine.

-Avec la collaboration de Matthieu Max-Gessler