Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère des Transports a procédé à la déviation de la circulation sur la nouvelle partie du pont Marc-Trudel. La démolition et la reconstruction de l’autre moitié s’effectueront au cours de la prochaine année.
Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère des Transports a procédé à la déviation de la circulation sur la nouvelle partie du pont Marc-Trudel. La démolition et la reconstruction de l’autre moitié s’effectueront au cours de la prochaine année.

Pont Marc-Trudel: un mètre de plus pour mieux gérer les crues

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
Shawinigan — Les automobilistes qui empruntent le pont Marc-Trudel n’ont pas la berlue: la nouvelle structure est rehaussée d’un mètre pour mieux affronter les crues printanières. Mercredi, la circulation a été déviée sur les deux voies de la direction sud, et ce, jusqu’à la fin des travaux, toujours prévue en décembre 2020.

Les visiteurs constatent une bonne dénivellation entre la partie neuve et celle à refaire. Cet ajustement était rendu nécessaire, confie Roxanne Pellerin, conseillère en communication à la direction régionale du ministère des Transports.

«Le pont est plus haut d’environ un mètre par rapport à l’ancienne structure», explique-t-elle. «Une étude hydraulique a été effectuée dans le cadre de ce projet de reconstruction et elle a démontré la nécessité d’avoir un dégagement du niveau des eaux plus important qu’auparavant. La raison est bien simple: au cours des 100 dernières années, il s’est produit des crues exceptionnelles qui ont fait que le niveau de l’eau atteignait le dessous du pont. C’est rare, mais c’est arrivé. Nous avons donc tenu compte de ce fait et de la possibilité de crues historiques pour nous assurer que l’eau n’atteigne pas la structure.»

Pour le reste, la construction de ce lien entre les secteurs Shawinigan et Shawinigan-Sud, emprunté quotidiennement par 21 700 conducteurs, respecte parfaitement le budget et l’échéancier. C’est l’entreprise drummondvilloise Grandmont & fils qui avait obtenu ce contrat, pour la somme de 12,5 millions $.

«Nous procédons par deux grandes phases», rappelle Mme Pellerin. «Nous sommes à la fin 2019 et nous avons terminé la première moitié. Dans la nuit du 3 au 4 décembre, nous avons franchi une nouvelle étape. La configuration demeure la même, avec deux voies ouvertes sur quatre, une dans chaque direction, sur la nouvelle moitié du pont. Nous ferons exactement les mêmes travaux qu’au cours de la dernière année pour la seconde moitié, jusqu’en décembre 2020. Nous allons démolir la structure et la reconstruire entièrement.»

À noter que les limites de charges imposées depuis juillet 2018 sont maintenant levées, en raison du transfert de la circulation sur la nouvelle partie du pont. Elles s’établissaient à 22 tonnes pour un véhicule, 30 tonnes pour deux unités (semi-remorques) et 32 tonnes pour les trains routiers. Ces limites avaient été imposées par mesure préventive, en raison de l’affaiblissement de la structure.

Bien que l’heure de pointe provoque encore certains ralentissements, les bouchons de circulation qui avaient marqué le début de l’année sont devenus beaucoup plus rares. Il n’est pas exclu que cette nouvelle phase entraîne des perturbations, mais Mme Pellerin fait remarquer que le MTQ s’est ajusté au cours de l’année.

«Les mêmes étapes seront nécessaires, mais le ministère a beaucoup appris des travaux déjà effectués», commente la porte-parole. «Nous pourrons mettre en place des mesures préventives pour atténuer les impacts le plus possible. Un pont de cette envergure avec cette circulation, ça a des impacts, mais les usagers de la route se sont très bien adaptés au chantier. On leur demande la même collaboration pour l’année qui vient.»