ÉLECTIONS 2018

Simon Allaire devance Marc H. Plante dans Maskinongé

MASKINONGÉ — Selon un sondage réalisé le 29 août dernier par Recherche Mainstreet pour le compte du Groupe Capitales Médias, le candidat de la Coalition avenir Québec dans Maskinongé, Simon Allaire, devance le député libéral sortant, Marc H. Plante, de 7,6 points. Si des élections avaient eu lieu à cette date, le comté aurait donc été représenté par un député caquiste, en raison d’une victoire à 31,1 % contre 23,5 % pour le Parti libéral du Québec.

Au troisième rang, loin derrière, on retrouve la candidate du Parti québécois, Nicole Morin, à 9,5 % tandis que Simon Piotte, de Québec solidaire, n’aurait récolté que 4,8 %. Fait à noter, le taux d’indécis est de 27 %.

ÉLECTIONS 2018

Création d’un réseau de transport

TROIS-RIVIÈRES — Les candidats de Québec solidaire dans la région s’engagent à créer le Réseau de transport TransMauricien afin d’instaurer un service de transport collectif abordable, fiable et fréquent sur l’axe La Tuque-Shawinigan-Trois-Rivières. Et son financement proviendrait de l’enveloppe de 13,3 milliards de dollars annoncée par le parti la semaine dernière.

«La Mauricie, tout comme le reste du Québec, est coincée dans une logique où le transport en commun est perçu comme une ressource de dernier recours pour les gens qui n’ont pas accès à une voiture», a dénoncé le candidat dans Champlain, Steven Roy Cullen.

ÉLECTIONS 2018

L’alphabétisation, une priorité pour le ministre Proulx

TROIS-RIVIÈRES — Le ministre de l’Éducation du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, répète que l’alphabétisation constitue une de ses priorités et qu’il continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider les intervenants qui s’y consacrent, notamment ceux de l’organisation trifluvienne COMSEP, dans l’éventualité où le Parti libéral est reconduit au pouvoir.

De passage à Trois-Rivières au cours de la journée de jeudi afin de porter main-forte aux députés libéraux sortants des circonscriptions de Champlain et de Trois-Rivières, Pierre Michel Auger et Jean-Denis Girard, le ministre en a profité pour rendre visite aux membres de l’équipe de COMSEP et s’entretenir avec ses coordonnatrices, Marie-Josée et Sylvie Tardif.

Actualités

Lise Payette (1931-2018): une grande pionnière en quatre temps

La journaliste, animatrice, ministre et auteure de téléromans à succès Lise Payette s’est éteinte mercredi à l’âge de 87 ans. Femme de convictions, elle a su tout au long de sa vie utiliser ses talents de communicatrice pour faire avancer les causes auxquelles elle croyait, notamment l’égalité des femmes et la souveraineté du Québec. Parcours en quatre temps d’une femme d’exception.
  • Journaliste et animatrice

Lise Payette entame sa carrière de journaliste à la radio à Trois-Rivières, en 1954, puis à Rouyn-Noranda. Mariée au journaliste de Radio-Canada André Payette depuis 1951, elle part avec lui pour Paris dix ans plus tard. À l’époque, elle est mère de trois jeunes enfants, mais continue à collaborer à plusieurs journaux et magazines (Châtelaine, Le Nouveau Journal), et anime une émission à la radio de Radio-Canada, Interdit aux hommes. De retour au pays, elle devient vite une vedette de la radio avec Place aux femmes, en compagnie de Guy Provost, de 1966 à 1972. Avec l’arrivée des années 1970, elle devient une véritable star de la télé avec son talk-show Appelez-­moi Lise, qui, de 1972 à 1975, fracasse des records d’écoute, même si l’émission est diffusée à 23h. Maîtrisant l’équilibre subtil entre les entrevues d’émotions et le divertissement, Lise Payette aime les coups d’éclat, surtout s’ils font vibrer sa fibre féministe, comme le fait d’organiser le concours du plus bel homme du Canada ou de remplacer le gardien de but lors d’un exercice du club de hockey Canadien. Lise Payette revient au journalisme en novembre 2007, alors qu’elle tient une chronique hebdomadaire au Devoir. Une sélection de ces chroniques avait été publiée en 2012 : Le Mal du pays.

  • Femme politique

Avec les années, l’appel de l’engagement politique se fait sentir de plus en plus chez Lise Payette. Un jour de 1976, elle téléphone à René Lévesque, chef du Parti québécois. «Est-ce que je peux vous être utile?» lui demanda-t-elle. Le 15 novembre 1976, elle est élue députée de Dorion, puis accède au conseil des ministres — où elle sera la seule femme autour de la table. Elle n’accomplira qu’un seul mandat, de 1976 à 1981, mais qui fut bien rempli. D’abord ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, elle revoit et élargit la protection du consommateur. Ministre d’État à la Condition féminine, elle rédige une première politique globale, Pour les Québécoises : égalité et indépendance, elle étend l’accès aux garderies, supervise une réforme du droit de la famille et finance les centres d’aide aux femmes victimes de violence, notamment. C’est aussi grâce à elle que les enfants peuvent aujourd’hui, depuis 1981, porter le nom de famille de leurs deux parents. Mais son passage en politique sera surtout marqué par une réforme majeure et controversée : celle de l’assurance automobile, qui élimine la notion de responsabilité lors d’un accident. Elle fera en outre remplacer sur les plaques d’immatriculation «La Belle Province» par «Je me souviens», en 1978.