La ministre des Aînés, Marguerite Blais, a déposé jeudi le projet de loi 56, qui vise à mieux soutenir l’action de ces proches qui se dévouent auprès des personnes âgées.
La ministre des Aînés, Marguerite Blais, a déposé jeudi le projet de loi 56, qui vise à mieux soutenir l’action de ces proches qui se dévouent auprès des personnes âgées.

Une loi et une politique nationale viendront encadrer les proches aidants

Une loi, une politique nationale, un plan d’action, un observatoire: le gouvernement Legault entend multiplier les moyens destinés à reconnaître et mieux encadrer le rôle joué par les proches aidants.

La ministre des Aînés, Marguerite Blais, a déposé jeudi le projet de loi 56, qui vise à mieux soutenir l’action de ces proches qui se dévouent auprès des personnes âgées.

En conférence de presse, elle a qualifié les geste d’»historique».

Québec veut mieux reconnaître leur contribution. Selon les estimations gouvernementales, on compterait 1,6 million de proches aidants au Québec.

Par cette loi, le gouvernement a aussi l’intention de créer un Observatoire québécois de la proche aidance, qui verra à fournir de l’information «fiable et objective» sur la proche aidance.

Il devra de plus présenter au gouvernement des «indicateurs pour mesurer la qualité de vie, la santé et le bien-être des personnes proches aidantes», tout en évaluant l’impact des gestes du gouvernement accomplis à leur intention.

On prévoit aussi qu’un plan d’action gouvernemental destiné aux proches aidants devra être préparé tous les cinq ans.

Les différents ministères devront prendre en compte les principes directeurs de la future politique nationale dans leurs programmes et services.

Le projet de loi 56 ne pourra pas être étudié et adopté avant l’automne.

Comment définir un proche aidant? Il s’agit aux yeux de la loi de «toute personne qui, de façon continue ou occasionnelle, apporte un soutien significatif à un membre de son entourage qui présente une incapacité temporaire ou permanente et avec qui elle partage un lien affectif, qu’il soit familial ou non».

Le soutien en question doit être offert à titre non professionnel, dans un cadre informel.

Il peut prendre différentes formes: aide au transport, aux soins personnels ou aux travaux domestiques.

Sur le plan financier, une analyse sera faite à savoir si Québec va continuer à soutenir les organismes offrant du répit aux proches aidants ou s’il optera plutôt pour leur verser de l’argent directement, a indiqué Mme Blais.

Québec s’est engagé à offrir davantage de services de répit aux proches aidants, souvent confrontés à vivre de la détresse en raison de la lourdeur de la tâche.

La ministre souligne que la loi aura un impact direct et concret, puisque le réseau de la santé aura l’obligation légale «d’évaluer la santé et le bien-être de la personne proche aidante et surtout de ne pas l’instrumentaliser».