Québec dit non au retrait forcé de la malbouffe dans les écoles

Il existe des limites aux interdits, juge le gouvernement, qui refuse de forcer les écoles et les établissements d’enseignement supérieur à bannir la malbouffe.

Dans une réponse à une requête figurant dans une pétition présentée par le solidaire Gabriel Nadeau-Dubois, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, note que les établissements d’éducation préscolaire, primaire et secondaire, ainsi que les cégeps et les universités «sont autonomes dans la gestion des services alimentaires offerts à leur clientèle».

Une façon indirecte de dire non au retrait forcé de la malbouffe des lieux d’éducation — de dire qu’il n’imposera pas un quelconque interdit.

Sébastien Proulx affirme vouloir respecter l’autonomie des milieux scolaires. 

Des politiques

Au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, on indique que le gouvernement du Québec encourage les cégeps, les universités et les écoles à instaurer une politique alimentaire favorisant de saines habitudes de vie, ainsi qu’à améliorer «l’offre de menus santé à un prix équivalent ou inférieur à celui des autres menus de qualité nutritive moindre».

On ajoute que les institutions scolaires peuvent s’appuyer sur deux documents gouvernementaux, soit Pour un virage santé à l’enseignement supérieur et Pour un virage santé à l’école.

Des Québécois estiment toutefois que ces incitations sont insuffisantes. Quelque 1130 personnes ont même signé une pétition demandant au gouvernement d’agir parce que, selon elles, «certains établissements négligent leurs responsabilités».

À travers le député de Gouin, le mois dernier, ces personnes ont invité le gouvernement «à faire preuve de leadership» et «à prendre les mesures nécessaires pour forcer notamment les administrations à bannir la malbouffe et les comptoirs de restauration rapide» des lieux dédiés à l’éducation. La réponse vient de tomber.