Régis Labeaume et François Legault à leur arrivée à l’Aquarium de Québec, jeudi après-midi

Première rencontre Legault-Labeaume

Une première rencontre officielle entre le premier ministre François Legault et le maire de Québec, Régis Labeaume, se déroule jeudi après-midi à l’Aquarium de Québec. Les dossiers du troisième lien, du tramway et de l’immigration seront assurément à l’ordre du jour.

Les deux hommes sont arrivés au point de rendez-vous tout juste avant le tête-à-tête prévu pour 13h30. Les discussions toucheront plusieurs dossiers chauds de l’actualité,  dont le troisième lien et le réseau structurant de transport.

La CAQ et la mairie ont des visions opposées sur la construction d’un nouveau pont ou tunnel entre les deux rives. La formation de M. Legault a fait campagne en promettant un troisième lien à l’est avec un début de construction d’ici la fin d’un premier mandat. Pour sa part, M. Labeaume a toujours eu une préférence pour l’ouest, là où le développement urbain et industriel est, selon lui, à plus fort potentiel. Il a toujours voulu être convaincu d’un «gain net» pour accepter l’idée d’un lien à l’est de la Ville.

La CAQ a indiqué qu’elle respectera l’engagement du précédent gouvernement pour le financement du réseau structurant en transport en commun. Le nouveau ministre des Transports, François Bonnardel, attache maintenant ce financement à l’obligation d’une interconnexion avec un troisième lien à l’est, même si ça implique une modification du projet de réseau tel que présenté par la Ville de Québec. 

Ce à quoi le maire a répliqué que la CAQ devra payer pour cette nouvelle interconnexion puisque c’était son désir de la réaliser.

Certes, l’immigration sera des sujets abordés. Durant la campagne, M. Labeaume avait adressé une demande aux différents partis politiques pour favoriser l’immigration francophone afin de répondre à la pénurie de main-d’oeuvre à court terme. Selon les estimés, 10 000 postes sont à pourvoir sur la rive-nord de Québec, 7 000 dans Chaudière-Appalaches. Une demande qui s’arrime mal avec l’intention de la CAQ de réduire le seuil d’immigration de 50 000 à 40 000 dès 2019.