La candidate du Parti québécois, Marie-Claude Camirand.

Pour soutenir l’entrepreneuriat social

TROIS-RIVIÈRES — La candidate du Parti québécois dans Trois-Rivières, Marie-Claude Camirand, s’est engagée jeudi à soutenir les entrepreneurs en économie sociale si elle est élue le 1er octobre prochain comme députée de Trois-Rivières. Selon elle, le développement économique de la circonscription, et du Québec, passe aussi par ce modèle d’économie, encore trop peu connu et encouragé selon elle.

Seulement à Trois-Rivières, fait remarquer la candidate, l’économie sociale représente 93 entreprises, 1780 emplois et génère des retombées économiques de 50 M$ en plus d’une masse salariale de 27 M$. Parmi les entreprises du territoire, elle note les différents Centres de la petite enfance, le Service d’intégration au travail (SIT), l’entreprise Ménagez-vous, le café Bucafin et même la microbrasserie Le Temps d’une pinte.

«L’économie sociale est un modèle économique ancré sur les besoins de la population trifluvienne, qui redistribue la richesse équitablement et qui est respectueux de l’environnement. Le gouvernement québécois doit soutenir et encourager ce modèle de développement économique parce qu’il offre des réponses durables», mentionne Mme Camirand, qui s’est engagée à porter la voix de ces entreprises non seulement au niveau du gouvernement mais aussi auprès des instances décisionnelles économiques, comme Innovation et développement économique Trois-Rivières.

Marie-Claude Camirand note que différents engagements du Parti québécois, dont ceux d’offrir des repas chauds dans les écoles primaires, d’ajouter des places en CPE ou encore bonifier le réseau public de services à domicile, passeront notamment par le développement de nouvelles entreprises d’économie sociale, ce qu’elle entend prôner.

Celle qui est à la présidence d’une entreprise d’économie sociale, soit le Costumier Chavigny, se dit déjà sensibilisée à cette forme de développement économique où la mission n’est pas la maximisation des profits d’un propriétaire privé, mais plutôt une répartition plus équitable des richesses et le bien-être de la communauté. Elle reconnaît tout de même que le modèle est encore méconnu pour certains décideurs, et s’est engagée à en faire la promotion et à sensibiliser les décideurs si elle est portée au pouvoir.

«Les multinationales ont déjà une oreille attentive au gouvernement et je veux que les entreprises d’économie sociale aient aussi voix au chapitre. Je veux être leur porte-parole», conclut-elle.