Le ministre de la Famille Jean-Yves Duclos était accompagné du député de Scarborough Southwest Bill Blair, un ancien policier, lors de l'annonce vendredi de la bonification de l'aide aux parents d’enfants disparus ou assassinés.

Ottawa bonifie l’aide aux parents d’enfants disparus ou assassinés

OTTAWA — Le gouvernement fédéral sera plus généreux envers les parents d’enfants disparus ou assassinés.

Le ministre de la Famille, Jean-Yves Duclos, a annoncé vendredi que le montant hebdomadaire versé par Ottawa passera de 350 $ à 450 $ à compter de l’automne 2018.

La période de temps pendant laquelle les parents pourront toucher cette somme sera par le fait même prolongée d’un an à deux ans, a-t-il confirmé en conférence de presse au parlement.

De plus, le montant sera désormais accessible aux parents d’enfants disparus ou assassinés qui sont âgés de moins de 25 ans. Sous l’ancien programme instauré en 2013 par le gouvernement de Stephen Harper, cette limite avait été fixée à 18 ans.

Cela posait problème puisque «le taux d’homicide et de disparition des jeunes adultes est le plus élevé entre 18 et 25 ans», a noté le ministre Duclos.

«Le système actuel a le potentiel de bénéficier à environ 100 familles par année. Avec cette flexibilité accrue, cela devrait passer à environ 320, donc on triple le nombre de familles qui vont pouvoir être aidées», a-t-il soutenu.

Selon le ministre, seul un pour cent du budget annuel de 10 millions $ dédié à cette subvention, donc 100 000 $, était utilisé. Avec les changements qui seront apportés au programme, on évalue que 4 millions $ pourraient être versés, a-t-il indiqué.

«Nous allons surveiller de très près le taux de participation et l’accessibilité afin de nous assurer qu’aucun obstacle ne puisse empêcher les familles de bénéficier de cette allocation», a noté M. Duclos.

La subvention est destinée aux parents admissibles qui ont subi une perte de revenu s’ils se sont absentés de leur emploi afin de surmonter les difficultés liées à une disparition ou un décès.

Le gouvernement espère que davantage de parents réclameront l’allocation, et compte déployer des «efforts de communication» pour atteindre son objectif.

Cela passe notamment par les services policiers, comme l’a mentionné le député Bill Blair, ancien chef du Service de police de Toronto. Ce sont eux qui, en première ligne, pourront informer les familles de l’existence de cette prestation, a-t-il affirmé.

Ottawa compte par ailleurs modifier le Code canadien du travail pour garantir que les employés du secteur privé sous réglementation fédérale puissent bénéficier de la prestation.