Marie-Louise Tardif

Marie-Louise Tardif sollicite des dons pour la CAQ

Shawinigan — Pressentie depuis plusieurs mois pour être candidate de la Coalition avenir Québec dans la nouvelle circonscription de Laviolette - Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif semble bel et bien être le choix du chef François Legault, puisqu’elle a commencé à solliciter des dons pour le financement de sa campagne.

Jointe mardi après-midi, Mme Tardif n’a rien voulu confirmer. Au bureau du Directeur général des élections, la porte-parole Alexandra Reny confirme qu’un candidat d’un parti autorisé peut demander des dons s’il a complété son certificat de sollicitation. Mme Tardif assure être bien en règle sur ce plan.

Directrice générale du Parc de l’Île-Melville depuis l’automne 2006, la résidente de Shawinigan a déjà sollicité l’appui des électeurs en 2009. Elle faisait alors partie du Ralliement municipal de Claude Villemure. Elle s’était classée troisième lors d’une lutte serrée dans le district Val-Mauricie, qui avait été remportée par Pierre Giguère, futur député libéral de Saint-Maurice.

La candidature de Mme Tardif circule à Shawinigan depuis plusieurs mois. Elle alimentait déjà les discussions en août dernier, lorsque la CAQ avait présenté son caucus présessionnel à l’Auberge Gouverneur.

En attente
Rappelons que chez les libéraux, le premier ministre Philippe Couillard a annoncé, au début février, qu’il choisissait Julie Boulet comme candidate dans Laviolette - Saint-Maurice à l’élection du 1er octobre, aux dépens de M. Giguère. Ce dernier continue à effeuiller sa marguerite sur son avenir comme politicien, ne sachant toujours pas s’il sollicitera l’appui des électeurs comme candidat indépendant ou s’il décidera de passer son tour cette fois-ci.

Par contre, la fusion des associations libérales de Saint-Maurice et de Laviolette n’est toujours pas réalisée, alors qu’elle avait été prévue au début mars. Rappelons que les militants n’avaient pas été consultés pour le choix du candidat à l’élection de cet automne. Il s’agissait d’une situation délicate, puisque les deux députés en fonction lorgnaient le même siège. C’est finalement le chef qui a tranché.

Du côté du Parti québécois, ça ne se bouscule pas aux portes. Après la fusion des deux associations régionales en janvier, l’exécutif s’attendait à organiser une assemblée d’investiture le 18 mars. Elle n’a finalement jamais été convoquée.

«Nous n’avions pas de confirmation de candidature intéressante», confie Richard Perreault, président de l’association péquiste de Laviolette - Saint-Maurice.

«Nous avons des gens qui se sont manifestés, que j’ai pris le temps de rencontrer. Mais ce sont des gens que je ne connaissais pas, qui étaient nouveaux dans le parti et qui ne connaissaient rien des enjeux de la région. Je ne suis pas intéressé à pousser des candidatures comme ça. Il nous faut quelqu’un de solide; nous devons quand même affronter Julie Boulet!»

Le nom de l’ex-député de Saint-Maurice, Luc Trudel, circule toujours. Au moins un autre candidat potentiel réfléchirait à la possibilité de porter la bannière péquiste dans le comté lors de la prochaine campagne. L’association attendra une confirmation avant de fixer la date de son assemblée d’investiture, qui surviendra sans doute avant la fin juin.

Du côté de Québec solidaire, la date du choix du candidat est connue. L’assemblée d’investiture est prévue le 8 mai et pour le moment, seule Christine Cardin a manifesté son intérêt.