Marie-Claude Camirand a été conseillère municipale à Trois-Rivières de 2009 à 2017.

Marie-Claude Camirand devrait être de la course

TROIS-RIVIÈRES — L’assemblée d’investiture du Parti québécois dans la circonscription de Trois-Rivières aura lieu le 16 juin et Marie-Claude Camirand a de fortes chances d’être de la course.

L’Association péquiste de Trois-Rivières confirme qu’au moins deux femmes souhaitent représenter le parti lors de l’élection du mois d’octobre. Mme Camirand corrobore qu’elle est l’une d’elles.

«Je ne peux pas confirmer que je serai candidate. Je suis encore en démarches avec le parti. Mais j’estime que les chances que je me présente à l’investiture sont de 75 %», raconte Mme Camirand.

Cette dernière précise avoir été approchée par des représentants de l’association militante. L’ancienne conseillère municipale, qui a perdu l’élection de novembre dans le district de Chavigny après deux mandats, ne se voyait pas nécessairement dans la «mouvance» de se représenter. Mais elle est attirée par le défi de proposer au peuple québécois d’autres façons de gouverner.

«Les valeurs du Parti québécois me rejoignent. Il y a une sensibilité auprès du citoyen, de la personne, pour son mieux-vivre. Il y a les valeurs de justice sociale, de protection de la langue et du patrimoine, de redonner du pouvoir aux régions, de consulter les citoyens. Et il y a le projet de société, la souveraineté, qui fait partie de mes ambitions», explique-t-elle.

Yves Rocheleau est le président de l’Association péquiste de Trois-Rivières.

Yves Rocheleau, président de l’Association du PQ dans Trois-Rivières, refuse de dévoiler l’identité des deux candidates potentielles. Il n’a pas nié que Mme Camirand fait partie des deux noms qui circulent lorsque Le Nouvelliste lui a soumis cette possibilité. Mais il refuse de nommer la deuxième personne, se contentant de dire qu’elle est connue dans son milieu et que c’est à elle d’annoncer publiquement ses intentions.

«C’est une femme qui a fait une longue carrière dans le réseau social. Ce sont deux bonnes candidatures, un beau choix», note M. Rocheleau, en affirmant pour sa part que les deux femmes ont fait les approches auprès de l’exécutif du PQ dans Trois-Rivières.

La période de mise en candidature se termine le 6 juin. Il est donc possible que d’autres personnes décident de tenter leur chance afin d’être de la lutte électorale de l’automne. Mais de voir que deux personnes sont intéressées est bien vu par M. Rocheleau.

«Ce sont des candidatures qui vont soulever de l’intérêt de par leur notoriété et d’autres facteurs. Avoir deux femmes qui s’impliquent et manifestent le désir d’aller plus loin, ça dénote que les jeux sont loin d’être faits: au dernier sondage (Léger pour le compte des quotidiens Le Devoir et Le Journal de Montréal), c’est 50 % de la population qui se dit indécise. Ça donne une porte ouverte. Tout le monde a le droit de rêver.»

Le président de l’association péquiste admet que toute la saga entourant le Bloc québécois depuis les derniers mois n’aide en rien à la popularité du Parti québécois.

«On est au minimum du minimum. On peut juste remonter», croit l’ancien député du Bloc québécois.

Les membres en règle du Parti québécois de Trois-Rivières auront la chance d’exprimer leur choix lors de l’assemblée d’investiture qui aura lieu à compter de 9 h 30 au deuxième étage du Salon de jeux de Trois-Rivières. Quelque 600 personnes sont membres du PQ à Trois-Rivières.