Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, déplore les conséquences concrètes de la création du CIUSSS MCQ.

Les «conséquences ressenties» de la réforme Barrette

Diminution de services, perte d'imputabilité des gestionnaires locaux et sentiment grandissant d'insécurité dans la population: voilà autant de conséquences concrètes de la création du CIUSSS MCQ, selon le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel. 
«Dès le début de cette réforme, j'ai exprimé la crainte que la région y perde au change», a indiqué celui pour qui la question de la centralisation des services de santé doit être un enjeu majeur au cours de la prochaine année.
D'ailleurs, à la lumière des récentes décisions du CIUSSS MCQ, «une vigilance de tous les instants s'impose plus que jamais», croit M. Martel. C'est dans cet esprit qu'il avait organisé, le 12 octobre dernier, une rencontre avec les maires de Bécancour et de Nicolet et des dirigeants du CIUSSS qui s'étaient alors engagés à fournir des réponses aux questions que les élus se posaient.
«Ils m'ont assuré que tous ces changements sont effectués pour améliorer les services, mais je pense qu'il faut conserver un esprit critique. On nous parle des pôles d'expertise qui pourraient s'établir chez nous, mais Nicolet a quand même perdu l'orthopédie, les services d'un ORL, la gynécologie, certaines chirurgies et l'endoscopie et récemment, on nous annonçait le transfert à Trois-Rivières du service de distribution des médicaments qui se fera désormais au Centre Cloutier-du-Rivage. C'est très préoccupant», confie le représentant caquiste.
Par ailleurs, celui-ci dit constater que la population est de plus en plus sensibilisée à la nécessité de maintenir des services de santé de proximité en région. À cet égard,  il salue la position récente de la nouvelle mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, qui s'est elle-même dite très préoccupée par la diminution des services spécialisés au centre Christ-Roi de Nicolet.
«La pression exercée autant par l'opinion publique que par les élus peut faire la différence. En fait, c'est la mobilisation de tous les acteurs qui est de nature à faire bouger les choses et je suis prêt à travailler en collaboration avec tous ceux et celles que cette question intéresse», a conclu M. Martel.