Le gouvernement caquiste a dévoilé vendredi après-midi par communiqué les coûts de sa mission à Paris et à Davos.

Les deux missions de Legault en janvier ont coûté 430 000 $

Les deux missions du premier ministre François Legault en janvier ont coûté au total près de 430 000 $.

Le gouvernement caquiste a dévoilé vendredi après-midi par communiqué les coûts de ses missions à Paris et à Davos.

Cette pratique est inédite, puisqu'auparavant, les gouvernements du Parti libéral et du Parti québécois ne publiaient pas systématiquement les coûts de leurs missions et les journalistes devaient faire des demandes d'accès à l'information pour tenter d'avoir un portrait sommaire de la facture de chaque mission.

Cette fois, le gouvernement Legault dit vouloir agir en toute transparence et de manière proactive.

On apprend que les frais de la mission à Paris s'élèvent à 229 900 $. Cela comprend une somme de 131 300 $ qui a été dépensée pour organiser le dîner-conférence à la Bourse de Paris, le 22 janvier, où M. Legault s'est adressé à 347 participants.

Quant à sa participation au sommet économique de Davos, en Suisse, les coûts se sont élevés à 87 800 $. Le total des deux missions s'élève donc à 317 700 $, mais en ajoutant les frais de transport, le total des deux missions s'élève à 427 800 $, précise-t-on.

Le communiqué prend soin de comparer ces additions avec les missions du précédent premier ministre Philippe Couillard. Le gouvernement libéral avait alors engagé des dépenses de 252 300 $ pour la mission en mars 2018 à Paris, dont 103 000 $ pour une allocution devant un parterre d'invités.

Le passage de M. Couillard à Davos avait pour sa part coûté 182 900 $ en 2017. Donc le total s'élèverait à 435 200 $ pour les deux missions qui se sont déroulées dans un intervalle de plus d'un an.

Le communiqué souligne également que des «choix stratégiques» ont été effectués pour diminuer les coûts des voyages de M. Legault.

Le gouvernement caquiste affirme que le nombre d'accompagnateurs a été réduit de 34, en 2018, à 24 en 2019, pour ce qui concerne la portion parisienne, et de 18 à 15, pour ce qui touche le séjour à Davos.

L'autre «choix stratégique» consistait à fusionner les deux missions dans un même déplacement en Europe.

Un ancien haut-responsable libéral a tenu à apporter des clarifications.

Dans un entretien avec La Presse canadienne vendredi soir, ce responsable, qui a tenu à garder l'anonymat, a tenu à rappeler que lors de sa mission de 2018, M. Couillard était accompagné par une délégation d'une cinquantaine de gens d'affaires.

En outre, la mission comprenait aussi un séjour à Toulouse, le siège d'Airbus. Enfin, la mission coïncidait avec les rencontres alternées des premiers ministres de France et du Québec, dont le lieu alterne chaque année entre la France et le Québec.

Enfin, l'ancien responsable a rappelé que M. Couillard était revenu de Davos avec des engagements pour des investissements.