Le député de Chapleau, Mathieu Lévesque, le ministre responsable de l'Outaouais et député de Papineau, Mathieu Lacombe, ainsi que le député de Gatineau, Robert Bussière, ont dressé le bilan de leur première année à l'Assemblée nationale, vendredi.

Les députés caquistes de l’Outaouais dressent le bilan de leur première année

Avec huit mois de travail derrière la cravate depuis leur élection, les trois députés caquistes de l’Outaouais estiment avoir fait « un travail remarquable » pour la région, tout en admettant qu’« il en reste aussi beaucoup à faire ».

Robert Bussière, Mathieu Lacombe et Mathieu Lévesque, qui représentent respectivement les circonscriptions de Gatineau, Papineau et Chapleau à l’Assemblée nationale, ont déjà terminé le sixième du mandat de quatre ans confié à la Coalition avenir Québec (CAQ) l’automne dernier.

La session parlementaire étant terminée, ils ont dressé vendredi un bilan qu’ils qualifient de « positif », même si plusieurs de leurs promesses restent à se concrétiser au cours du mandat.

« C’est terminé le temps où la région, elle était prise pour acquise par le gouvernement », a lancé M. Lacombe, ministre responsable de l’Outaouais.

En santé, les élus de la CAQ ont souligné le retour de services infirmiers dans trois CLSC et l’annonce d’un appareil d’imagerie par résonance magnétique à l’Hôpital de Gatineau, qui devrait être en fonction en 2021.

Le mystère reste toutefois entier sur la forme que prendra la promesse de construire un nouvel hôpital, puisque le gouvernement attend le plan clinique que doit déposer le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais la semaine prochaine.


« C’est terminé le temps où la région, elle était prise pour acquise par le gouvernement. »
Mathieu Lacombe, ministre responsable de l'Outaouais

Ce document, qui proposera entre autres trois scénarios pour ajouter 170 lits de soins de courte durée dans la région, sera rendu public par le gouvernement, qui souhaite organiser des consultations sur la question.

« Mais l’idée, ce n’est pas non plus de se lancer dans un processus qui va durer un an ou deux, parce que je sais très bien que vous serez là pour nous rappeler qu’on a promis qu’on soignerait des gens dans cet hôpital-là d’ici cinq ans », a mentionné le ministre Lacombe devant les médias.

Autoroute 50

En matière de transport, le dossier de l’autoroute 50 demeure une priorité, assurent les élus de la CAQ. Mathieu Lacombe persiste à dire que d’ici la fin du mandat actuel, le gouvernement pourra « livrer un échéancier et un budget » pour l’élargissement complet de l’autoroute, entre l’Outaouais et les Laurentides.

« C’est certain que ça va prendre plusieurs années, mais si on a un échéancier, on devient imputable aussi, et s’il y a un gouvernement qui décide de ne pas respecter cet échéancier, il devra s’expliquer », a-t-il mentionné.

En attendant, le CAQ veut toujours sécuriser les portions où la circulation se fait dans les deux sens sur une même chaussée. « Je suis très optimiste qu’on soit capable d’annoncer de bonnes nouvelles prochainement » à ce sujet, a indiqué M. Lacombe.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, avait indiqué au Droit, l’hiver dernier, que des barrières centrales pourraient être érigées « dès cet été » sur les « les axes un peu plus problématiques » de l’autoroute 50.