Le nom de Jean Boulet, frère de Julie Boulet, circule pour être candidat de la CAQ dans Trois-Rivières lors des prochaines élections.

Le frère de Julie Boulet dans la mire de la CAQ

Trois-Rivières — Le frère d’une ministre libérale se présentant sous la bannière caquiste dans la région dont elle est responsable. Voilà un scénario plausible alors que la candidature de Me Jean Boulet intéresserait la Coalition Avenir Québec dans le comté de Trois-Rivières lors des prochaines élections provinciales.

«Non, ce n’est pas mon intention, à ce stade-ci. C’est sûr qu’il y a des lignes qui sont tendues, il y a des réflexions qui se font, mais ce n’est certainement pas mon intention», a toutefois affirmé au Nouvelliste le frère de Julie Boulet.

Du même souffle, l’avocat admet toujours réfléchir aux opportunités qui lui sont soumises. «C’est traditionnel, à l’approche d’une campagne électorale, il y a des approches qui se font. C’est cette dynamique-là que je vis chaque fois qu’une campagne électorale s’approche et là, ça commence à s’exprimer», avoue-t-il.

Comment verrait-il sa candidature dans une formation politique différente à celle de sa sœur? «Ce n’est pas incompatible, on vit dans une démocratie où on respecte la liberté d’expression et d’opinion. Il peut y avoir des différences d’opinions sur certains sujets sans que ça affecte la relation entre les personnes», répond Me Boulet.

D’ailleurs, ajoute-t-il, «on l’a vu avec tellement de politiciens, il y a eu tellement d’exemples. Je connais Pierre-Marc et Daniel Johnson et ils ont un excellent rapport personnel. Ils représentaient des partis qui étaient aux antipodes, au plan idéologique, beaucoup plus éloignés que les deux partis (PLQ et CAQ). Cela n’a jamais eu d’impact négatif sur leur relation personnelle. C’est la même chose pour les sœurs David», se plaît-il à souligner.

Pour l’instant, celui-ci veut consacrer toutes ses énergies à la pratique de sa profession. «Ça va super bien dans mon cabinet», affirme Me Boulet.

Interrogée sur un tel scénario, la ministre régionale Julie Boulet se montre étonnée. «C’est son choix. Il a toujours adoré la politique, c’est quelqu’un de brillant, d’articulé. C’est la première fois que j’en entends parler. Il ne m’en a pas parlé. Ce n’est pas impossible du tout. Je ne le sais pas, je n’ai aucune idée. Je respecterais ça», a déclaré la députée de Laviolette.

Pour sa part, le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, refuse de commenter toute rumeur de candidature dans la région.

«Le mandat que M. Legault m’a confié, c’est de bâtir la meilleure équipe possible pour la Mauricie. On va faire des annonces en temps et lieu. Je me concentre à avoir les meilleurs candidats possible pour la Mauricie. Il y aura beaucoup de rumeurs, mais je peux dire qu’on sollicite des gens et qu’on est sollicité aussi. Le choix des candidats est très avancé», soutient-il.

Si la candidature de Me Sonia Lebel dans l’une des circonscriptions mauriciennes fait partie de ces rumeurs persistantes, l’intérêt de Marie-Louise Tardif à représenter la CAQ dans Laviolette-Saint-Maurice ne fait plus de doute.

«Oui, j’ai été approchée à la fin de l’été par un représentant du parti. J’ai réfléchi à ça et c’est quelque chose qui pourrait éventuellement effectivement m’intéresser. C’est vraiment François Legault qui appose son sceau sur les candidatures», conclut la directrice générale du parc de l’Île Melville qui, antérieurement, aura entre autres rédigé le plan d’aménagement de toutes les forêts privées de la Mauricie.