La subvention gouvernementale accordée pour organiser la fête nationale des Québécois en 2016 sera revue à la baisse, une diminution qui devrait atteindre jusqu'à 20 pour cent par rapport à la somme versée en 2014.

Le budget de la fête nationale sera amputé

Lorsqu'il a appris, par le biais du Nouvelliste, que le gouvernement du Québec s'apprêtait à sabrer dans les subventions destinées à la fête nationale, le directeur général de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de la Mauricie, Guy Rousseau, ne s'est pas montré surpris outre mesure.
Selon lui, le gouvernement Couillard n'a «aucune sensibilité» tant pour les dossiers de nature «identitaire» que pour le développement des régions. À ses yeux, réduire l'importance accordée à la Saint-Jean-Baptiste dès 2016 va donc de soi. 
«Ça ne me surprend pas. Actuellement, le gouvernement ne s'intéresse pas à tout ce qui est identitaire, à tout ce qui est une prise en charge des régions de leur épanouissement. Leur approche est uniquement comptable. L'identité, ce n'est pas sa tasse de café», se désole M. Rousseau.
«La fête nationale est supposée être une fête importante pour le Québec», renchérit-il. «Actuellement, on fonctionne avec un budget relativement limité. Perdre 20 %, c'est beaucoup. Va falloir mettre des bûches un peu moins grosses et, en bout de ligne, ce sont les festivités dans les petites municipalités qui pourraient écoper.»
En Mauricie, les différentes activités mises sur pied dans le cadre de la fête nationale coûtent environ 130 000 $. De ce nombre, 35 000 $ sont alloués au budget de fonctionnement général, 50 000 $ sont répartis dans les différentes municipalités pour les programmations locales, alors que la fête de Trois-Rivières coûte bon an, mal an 25 000 $. À cela s'ajoutent 20 000 $ tirés à même les coffres de la SSJB de la Mauricie.
«Ce qu'il faut vérifier, se questionne M. Rousseau, c'est que ça n'a pas de commune mesure avec les subventions accordées pour la fête du Canada. Là, les budgets sont énormes!»
Avec la collaboration de Olivier Gamelin