Le candidat vert dans la circonscription de Québec aux récentes élections fédérales, Luc Joli-Cœur
Le candidat vert dans la circonscription de Québec aux récentes élections fédérales, Luc Joli-Cœur

Direction du Parti vert du Canada: Joli-Cœur réfléchit, Waridel dit non

Pendant que le chef du Parti vert du Québec, Alex Tyrrell, se lançait dans la course à la direction du Parti vert du Canada, mercredi, le candidat vert dans la circonscription de Québec aux récentes élections fédérales, Luc Joli-Cœur, continue de se dire intéressé et poursuit sa réflexion. De son côté, l’écologiste Laure Waridel passe son tour.

«J’attends le dévoilement des règles de la course» à la chefferie, le 3 février, a confirmé M. Joli-Cœur au Soleil, mercredi matin. «Il est fondamental dans ma réflexion de savoir où la course se dirige.»

Économiste de formation, l’homme de 55 ans poursuit une carrière de cadre au ministère des Finances. Il a travaillé dans plusieurs cabinets ministériels péquistes au fil des ans.

«Je dois évaluer l’impact sur ma carrière, où j’ai des responsabilités importantes comme directeur. La course aussi est importante, alors c’est un pensez-y-bien.

«Il faut aussi voir si ce sera comme l’actuelle course au leadership des démocrates [aux États-Unis], avec des débats organisés un peu partout au Canada. Là, ça me tenterait! Ou si les candidats seront laissés à eux-mêmes», indique-t-il.

Waridel dit non

Luc Joli-Cœur estime toutefois qu’une candidature forte comme celle de l’écologiste Laure Waridel, cofondatrice d’Équiterre maintenant conseillère en environnement et justice sociale dans un cabinet d’avocats de Montréal, serait matière à se rallier.

La principale intéressée se dit flattée qu’on pense à elle pour ce poste. Mais «à court terme, mes responsabilités familiales, plus particulièrement les besoins de ma fille atteinte d’une maladie génétique rare, me retiennent hors de la politique partisane», a-t-elle répondu dans un échange par courriel.

Elizabeth May, cheffe du PVC durant 13 ans et quatre élections, a remis sa démission le 4 novembre.

Outre Tyrrell, dont le leadership est remis en question au sein du Parti vert du Québec, Julie Tremblay-Cloutier, candidate verte au fédéral dans Mirabel, et David Merner, de la Colombie-Britannique, ont aussi déclaré leurs intentions de participer à la course au PVC.

Le Québécois Pierre Nantel, ancien du NPD et candidat vert au fédéral dans Longueuil-Saint-Hubert, a pour sa part indiqué qu’il ne serait pas candidat.

Les verts fédéraux ne choisiront leur nouveau chef qu’en octobre, à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard.

Le 21 octobre dernier, le PVC a fait passer sa députation d’une à trois représentants, dont Mme May réélue, a obtenu plus de 1,1 million de votes et 6,5 % du suffrage, proportion presque doublée par rapport à 2015.