Ruth Ellen Brosseau n'exclut pas la possibilité de se porter candidate à la direction de son parti, même si pour l'instant la députée penche davantage pour le non.

Direction du NPD: «Je n'ai pas fermé la porte», avoue Ruth Ellen Brosseau

Même si elle dit «adorer» représenter son comté, la députée fédérale Ruth Ellen Brosseau n'exclut pas la possibilité de se porter candidate à la direction de son parti qui se choisira un nouveau chef en octobre 2017.
«Je n'ai pas fermé la porte. On va voir dans les prochaines semaines les noms qui circulent et les candidats qui deviennent publics pour la course au leadership. J'ai plusieurs personnes qui me demandent, je reçois des appels d'un petit peu partout à travers le Canada. Sur les médias sociaux, j'ai des militants et militantes qui me donnent leur appui. Mais je suis encore une réflexion. C'est quelque chose de gros», a-t-elle confié au Nouvelliste
Celle qui assume actuellement la présidence du caucus national dit en connaître quelques-uns qui vont dévoiler leurs intentions après les Fêtes pour commencer à faire campagne. Pour sa part, les circonstances personnelles et sa passion pour le travail de comté l'amènent à «être sur le bord de dire non».
«Je viens de perdre mon grand-père au mois de novembre et j'ai eu la chance de passer quelques semaines avec lui. Je suis mère monoparentale et j'adore représenter Berthier-Maskinongé. Je suis vraiment plus heureuse de représenter les électeurs et d'être présente ici les fins de semaine et les semaines de relâche. Et passer des bons moments avec ma famille, c'est vraiment important, il faut profiter de chaque moment», raconte Mme Brosseau.
D'ailleurs, l'année 2016 fut particulièrement chargée avec l'ouverture d'un deuxième bureau à Lavaltrie, qui s'ajoute à celui de Louiseville. «On fait souvent des bureaux mobiles ou des cafés rencontres. On choisit une municipalité, une salle communautaire, on annonce quand on va être présent avec les membres de mon équipe, on jase de politique ou on prend des rendez-vous. C'est quelque chose qu'on va continuer à faire en 2017 et je compte mettre beaucoup de mes énergies dans Berthier-Maskinongé. Ils ont des beaux projets pour la prochaine année», a-t-elle indiqué.
Celle-ci n'est pas peu fière d'avoir déposé un projet de loi privé sur le gaspillage alimentaire, même s'il fut défait. «Je compte poursuivre la lutte pour réduire le gaspillage alimentaire au Canada. C'est vraiment un fléau. On voit qu'on prend beaucoup de retard par rapport à d'autres pays. Le ministre de l'Agriculture est obligé de faire une stratégie alimentaire. J'espère avoir quelque chose pour réduire le gaspillage alimentaire et une aide aux banques alimentaires pour les gens qui vivent de l'insécurité alimentaire», fait savoir la porte-parole du NPD en agriculture et agroalimentaire.
À ce titre, Mme Brosseau dit avoir défendu «corps et âme» les producteurs laitiers qui sont touchés par l'importation de lait diafiltré. «Le gouvernement fédéral est le responsable dans ce dossier. Il faut contrôler les frontières, appliquer les règlements et les normes déjà en place parce qu'il y a des pertes énormes pour nos producteurs. On n'a pas encore beaucoup de signes positifs de la part du gouvernement. Ils n'ont vraiment pas fait leur job pour défendre les producteurs. Rien n'est réglé», déplore-t-elle. 
La députée néo-démocrate entend non seulement continuer à se battre à ce sujet, mais aussi pour le plan de transition et de compensation pour les producteurs dans l'accord commercial Canada-Europe. Celle qui fut à l'origine d'une motion unanime en faveur d'une aide financière, sous le gouvernement Harper, juge insultante la proposition libérale qui est dix fois moins généreuse.
Par ailleurs, Mme Brosseau considère important le projet de loi privé de son collègue Guy Caron qui vise à aider les transferts des PME et des fermes au sein de la même famille alors qu'actuellement, il est plus profitable de vendre à un étranger au plan fiscal. «C'est vraiment un beau projet de loi qui va toucher les gens dans Berthier-Maskinongé. Ça sera débattu en février. Ça va faire la différence pour les PME, les entreprises agricoles à travers le Canada», conclut celle qui a comme autre préoccupation l'accès à Internet haute vitesse et la couverture cellulaire.