«Oui, je suis préoccupé par ça [la crise des médias], parce qu’on ne peut pas avoir une démocratie en santé si les citoyens ne sont pas bien informés», a soulevé Justin Trudeau.

De l’aide pour les médias au budget fédéral

Le premier ministre Justin Trudeau se dit préoccupé par la crise des médias au Canada et annonce que les discussions préparatoires au budget portent sur une aide fédérale afin d’aider les entreprises et les travailleurs de l’information à traverser cette période de transition.

«Oui, je suis préoccupé par ça, parce qu’on ne peut pas avoir une démocratie en santé si les citoyens ne sont pas bien informés. C’est essentiel pour le bon fonctionnement de notre société, et pas seulement pour la démocratie.»

M. Trudeau admet que «la numérisation et la façon dont les gens consomment leurs nouvelles amènent beaucoup de perturbation dans les salles de nouvelles. Donc, comme on le fait pour bien des industries, je trouve que le gouvernement a la responsabilité d’aider et de faciliter cette transition».

Le premier ministre signale que l’intervention du fédéral doit aider à développer ces nouveaux modèles d’information : «On ne va pas tout simplement financer parce que ça ne fonctionne plus». Rappelant la hausse du budget de Radio-Canada et des fonds pour les périodiques, le premier ministre explique que le gouvernement étudie «les façons de financer cette transition et d’aider au développement d’un modèle qui fonctionne pour l’industrie, pour les gens qui y travaillent, et pour les consommateurs qui ont besoin d’une information de qualité et fiable. Donc un a un rôle à jouer là-dedans, et on va en avoir plus à dire après le budget. C’est dans nos réflexions par rapport au budget».

Donc la décision sera-t-elle connue après le budget ou au budget? «Au budget», a répondu M. Trudeau.

Le premier ministre dit comprendre la frustration des journalistes qui voient leur contenu rédactionnel versé dans les médias sociaux qui piratent leurs revenus publicitaires et appauvrissent les salles de nouvelles. «Je viens de lire un livre très intéressant qui parlait de la mauvaise décision du New York Times de permettre à Facebook d’accéder à leur contenu». Il en conclut que le problème est complexe, mais que le gouvernement sera là pour aider cette industrie «essentielle à notre société».