Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx

Annulations de sorties scolaires: le ministre Proulx lance un appel au calme

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx lance un appel au calme aux écoles qui ont décidé d’annuler des sorties scolaires prévues pour l’an prochain.

«Il y a eu un peu de panique, il y a plusieurs semaines déjà. (…) Calmons-nous un peu», a lancé le ministre Proulx mercredi, réagissant aux nombreux reportages qui ont décrit la confusion qui règne quant aux frais qui peuvent être chargés aux parents. 

Le ministre s’en est pris aux directeurs généraux de commissions scolaires, qui ont décidé d’annuler certaines activités «par excès de prudence ou par panique». Il espère maintenant qu’ils changeront de cap. «On a rencontré tout le monde dans les deux derniers jours. Ils vont retourner dans leur milieu expliquer la réalité aux gens.»

Aux médias, le ministre a précisé que les écoles peuvent demander aux parents de payer pour une sortie de fin d’année, aux glissades d’eau, à la Ronde ou au théâtre, par exemple. C’est lorsque la sortie scolaire est directement liée au contenu enseigné dans un cours qu’elle doit être gratuite. 

Sur la question des programmes particuliers (sport-études, arts-études, etc.), le ministre rappelle que des coûts peuvent être transférés aux parents pour que leurs enfants puissent y réaliser des activités spéciales. Ce sont seulement les frais d’inscription ou d’ouverture de dossier qui doivent disparaître. 

Le ministre Proulx assure que de l’argent est disponible au sein des commissions scolaires pour que celles-ci puissent faire face à la directive sur les frais scolaires qu’il leur a transmise il y a deux semaines. 

M. Proulx rappelle que le Québec vivra une «année de transition» en 2018-2019, entre un recours collectif des parents contre les commissions scolaires pour frais illégaux qui se réglera cet été, et un changement à la loi qui devrait clarifier les choses à temps pour 2019-2020, espère-t-il. «Pour cette année-là, il y a rien qui devrait changer. Sauf ne pas commettre les illégalités qu’on pouvait commettre (avant).»

Avec Jean-François Néron