Le directeur général du Collège Laflèche, Luc Pellerin.

Politique sur les violences à caractère sexuel: seul le Collège Laflèche est prêt

Trois-Rivières — Alors que l’UQTR adoptait, en décembre dernier, sa nouvelle politique visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel, un seul des trois établissements d’enseignement collégial de la région a pu respecter la date limite du 1er janvier fixée par Québec.

Au Collège Laflèche, cette politique a été adoptée le 4 décembre dernier, assure le directeur général de l’établissement, Luc Pellerin. «On a fait l’ensemble des consultations, malgré que les délais étaient serrés et que ça représentait un défi, affirme-t-il. Mais je savais que c’était important, alors on l’a fait dans les délais.»

Le Collège a par ailleurs mis sur pied un comité afin d’assurer la mise en œuvre de sa nouvelle politique. Un guichet unique doit également être mis en place pour offrir du soutien aux personnes impliquées dans une situation de violence à caractère sexuel.

Au Cégep de Trois-Rivières, la politique ne sera adoptée que le 20 février. Bien que le chantier ait été mis en branle dès le mois d’avril 2018, le comité responsable de cette politique n’a pas encore terminé sa tournée de consultation.

Comme l’explique la responsable des communications, Isabelle Bourque, «deux gabarits ont été fournis par la Fédération des cégeps et par le ministère «et on voulait examiner le tout point par point». L’idée, dit-elle, c’est de bien faire les choses et d’être en mesure d’appliquer la politique non pas en septembre prochain, mais tout de suite après son adoption.

Mme Bourque précise que le Cégep ne partait pas de zéro pour établir cette nouvelle politique sur les violences à caractère sexuel.

«Présentement, nous avons deux politiques en vigueur au Cégep, une politique sur le harcèlement et la violence ainsi qu’un règlement sur les conditions de vie», souligne-t-elle.

Le Cégep veut donc prendre le temps de faire les choses adéquatement. Le comité formé pour élaborer cette nouvelle politique comprend notamment deux représentants de l’Association générale des étudiants.

Éric Millette, directeur général du Collège Shawinigan, explique de son côté que la nouvelle politique sera soumise au conseil d’administration le 25 février. S’il y a un retard dans son adoption qui devait se faire, à la demande du ministère, avant le 1er janvier 2019, c’est que «le modèle fourni par le ministère a été produit tardivement», dit-il.

Le Collège Shawinigan en est à sa dernière étape de consultation. Après avoir été soumise aux diverses instances du Collège, la politique est maintenant en processus de validation par les instances syndicales.

Le directeur assure que la politique sera mise en application à temps, soit le 1er septembre, tel que l’exige le ministère.

«On faisait déjà campagne pour sensibiliser les gens», signale-t-il.

Rappelons que l’adoption de cette politique dans les établissements d’enseignement supérieur est demandée dans le cadre de la Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles 2016-2021.

Avec Matthieu Max-Gessler