Politique

L’Assemblée nationale prête à prendre un virage vert

Le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, acquiesce à une demande du Parti libéral du Québec (PLQ) et jette les bases pour effectuer un virage vert.

M. Paradis a créé un comité transpartisan de députés qui contribuera entre autres à l’élaboration d’une nouvelle politique de développement durable. La politique de l’Assemblée nationale est âgée de 10 ans.

Ce comité permanent tiendra une première rencontre dès la semaine prochaine, s’est réjouie en entrevue la porte-parole libérale en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Marie Montpetit.

«Je suis vraiment heureuse. [...] Je sens une grande écoute, a-t-elle affirmé. Ce qui était important pour moi, c’était que l’Assemblée nationale joue son rôle d’exemplarité. On ne peut pas demander aux citoyens de faire des efforts sans que l’Assemblée soit exemplaire.»

Mme Montpetit avait écrit à M. Paradis le 30 avril dernier pour lui demander d’assurer la mise en place de pratiques écoresponsables sur la colline.

Elle l’invitait entre autres à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées aux activités de l’Assemblée, à diminuer la production et le gaspillage inutile de millions de feuilles de papier, et à interdire notamment les gobelets de café à usage unique.

Elle estimait que ce faisant, l’Assemblée nationale enverrait un message à l’ensemble des organisations et des citoyens du Québec de revoir leurs propres pratiques.

Pas irréversible

Mardi, celle qui a fait sa maîtrise en sciences de l’environnement a rappelé que les chercheurs estiment que la situation n’est pas irréversible.

«Chaque chose va faire une différence, qu’elle soit petite, moyenne ou grande», a-t-elle déclaré, en soulignant l’ironie de certains gestes posés par l’Assemblée nationale.

«Jeudi dernier, c’était le dépôt du rapport du commissaire au développement durable qui nous dit : “Il y a plus d’efforts qui peuvent être faits en développement durable”. Il vient faire un rapport là-dessus, on nous remet le rapport papier sur nos bureaux alors qu’il est en ligne», a-t-elle déploré.

«Moins de feuilles, oui, ça peut avoir l’air d’une goutte d’eau dans l’océan, mais c’est des milliers d’arbres à la solde.

«Le budget, c’était pareil, on a reçu des copies à nos bureaux de comté, des copies à nos bureaux de député, des copies dans la Chambre quand ça a été déposé, mais ça pourrait être à la demande», a poursuivi l’élue de la circonscription de Maurice-Richard.

Le Comité parlementaire sur le développement durable sera composé d’un représentant de chaque parti : Agnès Grondin (Coalition avenir Québec), Marie Montpetit (PLQ), Ruba Ghazal (Québec solidaire) et Sylvain Gaudreault (Parti québécois).

L’Assemblée nationale compte 700 employés administratifs, ainsi que 125 députés et environ 500 employés politiques.

Politique

L’écologiste Dominic Champagne s’adressera aux militants caquistes

QUÉBEC — Le metteur en scène et écologiste Dominic Champagne s’adressera aux militants caquistes réunis en conseil général à Montréal la fin de semaine prochaine, pour les convaincre de «l’urgence d’agir».

La présence de M. Champagne a été confirmée mardi au moment où une vidéo était diffusée pour lancer une nouvelle campagne de promotion du Pacte pour la transition. M. Champagne est le porte-parole du Pacte. À ce titre, il a déjà rencontré le premier ministre François Legault.

Le conseil général de la Coalition avenir Québec (CAQ) doit porter précisément sur l’environnement - le talon d’Achille de la formation de M. Legault, selon les partis d’opposition. Selon le communiqué diffusé par l’équipe de Pacte, M. Champagne «tentera de convaincre de l’urgence d’agir» devant les bouleversements climatiques.

Plus de 276 000 personnes ont signé jusqu’à maintenant le Pacte: elles s’engagent ainsi à réduire par certains gestes leur empreinte écologique, comme par exemple en diminuant leur consommation de pétrole, en réduisant leur consommation de viande d’élevage, en limitant leur production de déchets, etc.

Plusieurs personnalités du monde artistique participent à cette vidéo pour inviter les citoyens à signer le Pacte. Mentionnons les apparitions de l’animateur et comédien Christian Bégin, de la chanteuse Charlotte Cardin, du comédien Emmanuel Bilodeau, de l’humoriste Julien Corriveau, du groupe Les Cowboys fringants, du peintre Marc Séguin, de la comédienne Debbie Lynch-White, ainsi que de la réalisatrice et romancière Anaïs Barbeau-Lavalette.

Scepticisme

L’opposition officielle se réjouit de la tribune obtenue par M. Champagne, mais doute des intentions réelles de la CAQ. La porte-parole libérale en matière d’environnement, la députée Marie Montpetit, a affirmé que les efforts des promoteurs du Pacte visant le gouvernement n’ont pas porté fruit.

Dans une entrevue avec La Presse canadienne, elle a rappelé que les instigateurs du Pacte avaient remis au gouvernement en décembre un projet de loi déjà confectionné qui visait à faire respecter les cibles de réductions des émissions de gaz à effet de serre (GES) établies par le Québec pour 2020, mais que le gouvernement ne l’a pas déposé en Chambre.

«Le ministre de l’Environnement (Benoit Charette) a fermé la porte (au dépôt du projet de loi)», a dit Mme Montpetit. Elle se demande «quelle est l’intention de la CAQ», sinon que de «faire du marketing vert».

Elle espère que les militants et les élus caquistes finiront par être convaincus par le discours de M. Champagne, tout en attendant de constater les effets concrets de cette prise de conscience dans les gestes du gouvernement.

«Je souhaite que ce soit l’étincelle qui crée l’épiphanie. Ce sera dans les semaines et les mois qui vont suivre qu’on va être à même de constater ça, pas à la sortie des discours qui seront faits cette journée-là.»

Politique

Ken Pereira compare la lutte aux changements climatiques à l'État islamique

Ken Pereira, qui sera candidat aux élections fédérales pour le Parti populaire du Canada (PPC), la nouvelle formation politique dirigée par Maxime Bernier, compare la lutte aux changements climatiques à «l'état radical islamique». Il semble aussi croire que le vaccin contre la rougeole cause l'autisme et publie fréquemment des liens provenant de sites internet reconnus pour répandre des fausses nouvelles. La Presse canadienne a examiné le fil Twitter de l'ex-syndicaliste.

Une dent contre les écologistes

Politique

Pierre Karl Péladeau, lobbyiste d’un jour pour rencontrer Bonnardel

Le magnat de la presse Pierre Karl Péladeau a été inscrit officiellement au Registre des lobbyistes près de trois mois après avoir rencontré le ministre François Bonnardel, soit au-delà du délai de 60 jours prescrit par la loi.

C’est ce que le Commissaire au lobbyisme a constaté mardi, sans toutefois pouvoir se prononcer sur d’éventuelles sanctions.

M. Péladeau s’est inscrit au Registre pour une période d’une seule journée, soit le 28 février 2019, date où il a rencontré le ministre des Transports, François Bonnardel, pour discuter de sa volonté d’acquérir les actifs de Téo Taxi, par l’entremise de son entreprise Placements Saint-Jérôme.

La «déclaration initiale», soit l’inscription au Registre, a été «reçue» le 17 mai, près de trois mois après la rencontre, peut-on lire dans le Registre des lobbyistes.

Selon ce que prévoit la loi actuelle, «l’inscription d’un lobbyiste d’entreprise ou d’organisation doit être faite par le plus haut dirigeant (...) dans un délai de 60 jours».

Le Commissaire au lobbyisme n’a pas pu indiquer s’il s’agissait d’un retard dans le traitement de la demande, puisque ce traitement relève du personnel du Registre, rattaché au ministère de la Justice.

Toutefois, il y a dépassement du délai, au sens où la population aurait dû être informée dans un délai de 60 jours de cette activité de lobbyisme.

«Nous, c’est du côté du public qu’on regarde, c’est l’analyse qu’on en retire avec l’application de la loi, a affirmé le porte-parole du Commissaire au lobbyisme, Daniel Labonté, dans une entrevue avec La Presse canadienne en fin de journée mardi. La réception (de la demande) correspond à la date de publication, la date que le public connaît. Ce qui importe selon la loi, c’est la date où le public prend connaissance de l’activité de lobbyisme.»

Pourrait-il y avoir sanction? C’est du cas par cas, a fait savoir M. Labonté. «Le Commissaire peut aller en sanction, il peut ne pas aller. Ce n’est pas automatique.»

Le Commissaire travaille «avec diligence» pour informer les lobbyistes des délais à respecter, afin que le nombre de lobbyistes qui ne respectent pas les délais diminue, a assuré M. Labonté. Il n’a pas pu donner de statistiques quant au nombre de lobbyistes qui ne respectent pas les échéances.

Le Registre des lobbyistes n’a pas donné suite à notre demande d’entrevue.

Rappelons qu’une réforme de la loi sur le lobbyisme est actuellement à l’étude au Parlement, afin d’attribuer au Commissaire au lobbyisme la responsabilité du Registre des lobbyistes.

Politique

Tarifs: les mesures de représailles ont porté fruit, selon Justin Trudeau

SEPT-ÎLES - Justin Trudeau estime que les tarifs compensateurs imposés par le Canada sur les produits américains ont joué un rôle déterminant pour forcer l’administration Trump à mettre un terme aux tarifs sur l’acier et l’aluminium.

Quelques jours après que les États-Unis ont levé ces tarifs, le premier ministre était à Sept-Îles, sur la Côte-Nord, mardi matin, pour visiter une aluminerie, justement - et célébrer la victoire du gouvernement canadien dans ce litige commercial.

Alors que les négociations sur le nouvel Accord de libre-échange nord-américain piétinaient, au printemps dernier, l’administration du président américain Donald Trump avait imposé des tarifs de 25 pour cent sur l’acier canadien et de 10 pour cent sur l’aluminium. Le Canada a alors imposé des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium américains, mais aussi sur une vaste gamme d’autres produits - du concombre au café en passant par le bourbon, les cartes à jouer et les tondeuses à gazon. Dans de nombreux cas, ces produits étaient cultivés, transformés ou fabriqués dans des États américains représentés par des politiciens influents - et souvent républicains.

Selon M. Trudeau, ces mesures de représailles canadiennes ont incité les gouverneurs et les représentants de ces États américains touchés à faire pression sur la Maison-Blanche pour qu’elle mette fin à ce litige commercial.

«Je pense que l’une des choses que nous avons vues très clairement, que les Américains ont apprise, c’est que les Canadiens allaient demeurer fermes», a déclaré M. Trudeau mardi, de passage à l’Aluminerie Alouette. «Nous avons stratégiquement frappé de tarifs douaniers un nombre important de produits américains, ce qui a eu un impact sur les gouverneurs et sur les membres du Congrès, qui ont continué à parler au président et aux membres de l’administration pour la suppression de ces tarifs.»

Le Canada, les États-Unis et le Mexique ont finalement conclu un nouvel accord de libre-échange nord-américain à la fin de 2018, mais cette entente doit maintenant être ratifiée par les législatures de chaque pays. Au Canada, toutefois, le temps presse: il ne reste que quelques semaines avant l’ajournement de la session parlementaire à Ottawa pour l’été - et les élections fédérales du mois d’octobre.

«Maintenant qu’on a enlevé l’empêchement qu’étaient les tarifs, on devrait pouvoir procéder, mais on est en train de coordonner avec les Américains pour le faire de la bonne façon», a précisé M. Trudeau mardi.

«On est maintenant le seul pays du G7 à avoir des échanges commerciaux libres avec tous les autres pays du G7, s’est-il félicité. On a un accès privilégié à deux tiers de l’économie mondiale. Le Canada est bien parti pour continuer cette croissance qu’on a vue les dernières années.»

La Chine

Le premier ministre ne craint pas par ailleurs qu’une relation plus étroite avec les États-Unis de Donald Trump ne rende plus difficile la résolution des tensions avec la Chine. Les deux géants de l’économie mondiale se livrent actuellement une guerre commerciale et diplomatique. Or, Ottawa se retrouve malgré lui au beau milieu du champ de bataille, depuis que la Gendarmerie royale du Canada a arrêté la dirigeante du géant chinois Huawei, en décembre, en vertu d’un mandat d’extradition américain.

La Chine a réagi en détenant deux Canadiens - l’ancien diplomate Michael Kovrig et l’entrepreneur Michael Spavor - et en entravant le commerce de produits canadiens tels que le canola, le soja et le porc.

Interrogé mardi sur les informations selon lesquelles le Canada aurait dépêché une délégation parlementaire pour aider à la libération des deux hommes, M. Trudeau a indiqué qu’il parlait «aux dirigeants mondiaux, qui sont tous très préoccupés par certaines des décisions et des prises de position récentes de la Chine».

«Nous allons rester fermes face à la Chine, a-t-il dit. Nous allons rester fidèles à nos principes et nos règles, et notre système de droit (...) Nous allons mettre la sécurité des Canadiens à l’avant. Nous allons toujours rester fermes avec nos alliés par rapport à la Chine.»

Politique

Ken Pereira sera candidat pour le parti de Maxime Bernier

Ken Pereira sera candidat aux élections fédérales pour le Parti populaire du Canada (PPC), la nouvelle formation politique dirigée par Maxime Bernier.

M. Pereira a confirmé la nouvelle à La Presse canadienne, lundi, et une annonce officielle doit être faite, mardi, dans la région de Québec.

L’ex-syndicaliste a salué en entrevue le «courage» de Maxime Bernier, «un politicien de carrière qui prend une chance avec une nouvelle vision en quittant les conservateurs».

Il a dit se retrouver dans «certaines valeurs» du PPC, et a dit vouloir défendre «l’intérêt des Québécois et des Canadiens, et en particulier la classe moyenne qui a été délaissée pendant des années».

«L’éducation s’en va nulle part. Si t’envoies pas tes enfants à l’école privée, ou tes amis ou ta famille à une clinique privée, t’es jamais bien servi», a affirmé Ken Pereira, disant vouloir une «meilleure vision» pour le système public.

Le chef libéral Justin Trudeau martèle qu’il travaille pour la classe moyenne. Comment serait-elle mieux servie avec Ken Pereira et le PPC?

«Tout le monde est là pour la classe moyenne, mais le résultat est tout autre. (...) Qui représente dans les partis, la classe moyenne, vous allez voir, c’est rarement quelqu’un qui vient directement de la classe moyenne, c’est toujours un élite», a-t-il fait valoir.

«On essaye, pour des raisons écologiques, de dire... Nos énergies, nos pipelines, tout est poussé de côté, et qui paye là-dedans, c’est toujours la classe moyenne», a-t-il ajouté.

Sonneur d’alerte

Le mécanicien industriel a dit aussi vouloir travailler pour la protection des «sonneurs d’alerte».

En 2013, Ken Pereira avait retenu l’attention avec ses révélations à la Commission Charbonneau sur la direction de la FTQ-Construction et les gens qui entouraient son ex-directeur général, Jocelyn Dupuis, et son ex-président, Jean Lavallée.

«Chaque personne peut faire une différence», a affirmé Ken Pereira lorsque questionné sur le fait que le Parti populaire en est encore à ses balbutiements. «Tout le monde me disait que j’allais me faire écraser, pis la vérité a sorti. Chaque individu peut faire une différence, et moi je pense qu’avec Maxime Bernier et son véhicule, on va pouvoir avancer.»

Politique

Refonte des nominations partisanes à Ottawa: plus de femmes, moins de minorités

OTTAWA — La refonte du système des nominations partisanes par le gouvernement libéral a mené à la parité hommes-femmes au sein du gouvernement, mais de nouvelles données montrent que peu de ces femmes occupent des postes de direction et que les minorités visibles sont laissées de côté.

Selon des documents du Bureau du Conseil privé obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, en date de l'an dernier, 55,5 pour cent des personnes nommées dans des agences fédérales, des conseils d'administration et d'autres organisations fédérales étaient des femmes, ce qui est légèrement supérieur à leur proportion dans la population canadienne.

Toutefois, les documents du gouvernement montrent que seulement 8 pour cent des femmes nommées ont obtenu un poste de direction. Il est difficile de comparer avec les hommes, puisque les mêmes informations ne sont pas disponibles pour la gent masculine.

Par ailleurs, près de 61,8 pour cent des candidats issus d'une minorité visible ont été exclus du processus de nomination fondé sur le mérite, contrairement à 37,6 pour cent des candidats qui ne faisaient pas partie d'une minorité visible. De plus, les candidats des minorités visibles étaient moins susceptibles d'être recommandés par le biais d'une lettre ou d'être nommés.

«C'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons besoin de savoir ce qui constitue le mérite», affirme Kathy Brock, professeure en science politique à l'Université Queen's, qui a étudié l'évolution du système de nomination.

«Quels sont les critères utilisés pour sélectionner les personnes, et dans ces critères, certaines considérations ont-elles un impact négatif sur ces communautés?», se questionne Mme Brock.

Malgré les changements apportés par les libéraux de Justin Trudeau, le dernier mot appartient toujours au ministre responsable ou au bureau du premier ministre, ce qui signifie qu'une influence partisane demeure possible, ajoute la professeure Brock.

Un nouveau système

Plusieurs mois après avoir être arrivés au pouvoir en 2015, les libéraux ont changé la façon dont le gouvernement procède pour nommer des centaines de personnes chaque année. La majorité d'entre elles sont à temps partiel et n'incluent pas les sénateurs, les juges ou les agents du Parlement comme le commissaire à l'éthique, qui sont choisis selon un processus différent.

Avant 2015, les gouvernements décidaient simplement qui occuperait chacun des postes, souvent en les attribuant aux proches du parti. Les libéraux avaient promis de changer ce système en le fondant sur le mérite et en demandant aux comités de sélection de recommander des noms selon des critères précis.

«Le gouvernement s'efforce de parvenir à la parité hommes-femmes et cherche à faire en sorte que les peuples autochtones et les groupes minoritaires soient correctement représentés aux postes de direction», a déclaré Stephane Shank, un porte-parole du gouvernement.

Selon M. Shank, en date du 30 avril 2019, le gouvernement libéral avait procédé à 1100 nominations dans le cadre du nouveau processus, et 13 pour cent de ces personnes s'identifiaient comme étant issues d'une minorité visible, tandis que 9 pour cent se disaient autochtones.

Ainsi, le pourcentage des minorités visibles occupant actuellement un des postes concernés a presque doublé, passant de 4,4 pour cent en novembre 2015 à 8 pour cent en mai 2019.

Environ 4,5 pour cent des personnes nommées ont déclaré être handicapées, comparativement à 15,5 pour cent dans la population canadienne.

Pour ce qui est des postes de direction, seulement deux personnes issues des minorités visibles et deux membres des Premières Nations avaient été nommés dans des postes de leadership. À l'instar des minorités visibles et des peuples autochtones, seules deux personnes handicapées ont été nommées à des postes de direction.

Politique

Legault en mission économique aux États-Unis

NEW YORK - François Legault a amorcé une mission économique aux États-Unis dimanche, deux jours après la conclusion d’une entente pour faire lever les tarifs sur l’acier et l’aluminium canadiens.

Le séjour du premier ministre québécois, qui avait initialement pour but de dénoncer l’imposition de ces surtaxes, sera axé entre autres autour de la promotion de l’hydroélectricité québécoise.

Politique

T-N-L: les libéraux pourraient arriver à former un gouvernement minoritaire

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Les citoyens de Terre-Neuve-et-Labrador se sont réveillés dans l’incertitude, vendredi matin, avec l’élection du premier gouvernement minoritaire en près de 50 ans dans la province, mais les premières indications laissent croire que les libéraux sortants pourraient arriver à s’accrocher au pouvoir.

Au terme du dépouillement des bulletins, jeudi soir, les libéraux du premier ministre sortant Dwight Ball ont conservé 20 des 40 sièges de l’assemblée législative, alors que les conservateurs de Ches Crosbie en ont arraché 15. Les néo-démocrates ont récolté trois sièges, et deux députés indépendants ont été élus.

Sur le plan du partage des votes, les libéraux sont arrivés en tête à 43,9 % des suffrages exprimés. Les conservateurs les talonnent à 42,6 %.

M. Crosbie a laissé entendre jeudi qu’il tenterait de renverser le gouvernement, mais vendredi, des politiciens qui ne sont pas dans le camp des conservateurs ou des libéraux ont dit à La Presse canadienne qu’ils souhaitaient éviter un autre scrutin.

Selon la chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Alison Coffin, si d’autres élections avaient lieu d’ici la fin de l’année, ce serait «destructeur» et cela ralentirait inutilement l’économie.

En entrevue, elle a affirmé qu’il faudrait d’abord «accomplir beaucoup de travail».

«Peut-être que les élections arriveront plus tôt, mais pas nécessairement dans un an», a-t-elle indiqué.

Au moins un des députés indépendants a aussi ouvert la porte à travailler avec les libéraux.

Dans son discours de victoire à Corner Book, M. Ball a évoqué la nécessité d’une collaboration entre les partis à l’assemblée législative, tout en critiquant ensuite M. Crosbie pour avoir mené «une campagne très sale».

Le chef conservateur refuse de concéder

De l’autre côté de l’île, dans la région de Saint-Jean, M. Crosbie a refusé de concéder la victoire aux libéraux et a prédit que le gouvernement libéral ne survivrait pas une année.

Le chef conservateur a parlé d’une «situation d’instabilité constitutionnelle» et s’est engagé à contacter ses collègues indépendants et néo-démocrates dans les prochains jours.

«Ils auront de la difficulté dans les prochains mois et années pour s’accrocher au pouvoir», a-t-il prévenu.

M. Crosbie devait s’adresser aux médias vendredi, mais son point de presse a été reporté à vendredi prochain.

Il ne manque qu’un seul siège aux libéraux pour détenir la majorité parlementaire, et les partis d’opposition n’ont pas assez de députés pour renverser le gouvernement.

Le NPD prêt à travailler avec les libéraux

Ne comptant aucun député sortant et ne proposant des candidats que dans 14 circonscriptions, le NPD a tout de même réussi à obtenir trois sièges, dont un pour la chef de parti. Le NPD a récolté 6,3 % des suffrages.

Dans son discours, jeudi soir, Mme Coffin a félicité le chef libéral pour sa «bonne campagne», mais elle lui a aussi dit qu’il avait trouvé en elle une»adversaire formidable».

En entrevue, vendredi, Mme Coffin a affirmé qu’elle était ouverte à travailler avec les libéraux sur certains enjeux.

«Si un gouvernement minoritaire est vraiment intéressé à un vrai débat et à régler les problèmes qui existent au lieu de mettre des pansements dessus, et qu’il est ouvert à parler, alors je crois qu’on a de réelles chances d’accomplir beaucoup de travail», a-t-elle indiqué.

Mme Coffin n’avait pas discuté avec MM. Crosbie et Ball vendredi. Elle s’attend à ce que les pourparlers commencent la semaine prochaine.

Politique

Protection de la jeunesse: François Legault choisit Régine Laurent

L’ancienne leader de la Fédération des infirmières du Québec (FIQ), Régine Laurent, présidera la future commission spéciale sur la protection de la jeunesse.

Son nom circulait déjà depuis quelques jours, mais l’annonce a été faite par le premier ministre François Legault dans son fil Twitter vendredi.

Les partis d’opposition avaient indiqué, cette semaine, qu’ils n’étaient pas informés par le gouvernement du processus de mise sur pied de la commission, et avaient manifesté leur souhait d’y participer.

Vendredi après-midi, le Parti libéral (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) ont diffusé un communiqué conjoint, chose rare, pour exprimer leur déception.

On peut y lire qu’ils avaient pourtant convenu, à la suite d’une rencontre jeudi après-midi, que «les décisions seraient prises par consensus des quatre partis politiques».

L’opposition laisse entendre que le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, n’a pas compris le message uni en faveur de la transpartisanerie.

Cette commission spéciale fait suite à la mort d’une fillette de sept ans de Granby qui avait subi des sévices. La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) s’est retrouvée par la suite en pleine controverse, critiquée de toutes parts.