La marche pour dénoncer la culture du viol a rassemblé des milliers de personnes mercredi à Montréal. Une activité similaire est prévue à l'UQTR, le mardi 1er novembre.

Plusieurs centaines de manifestants dénoncent la culture du viol

Plus d'un millier de manifestants ont bravé le froid, mercredi soir, à Montréal, afin de dénoncer la «culture du viol».
Rassemblés à la place Émilie-Gamelin, les protestataires ont assisté à près d'une heure d'allocutions de militantes et de groupes féministes avant que la marche ne soit lancée par Femmes autochtones du Québec. Cette sensibilité à l'égard des personnes subissant plusieurs formes de discrimination s'est également traduite dans les discours livrés par des femmes de tous les horizons.
De telles manifestations ont été organisées dans plusieurs villes de la province dans la foulée des présumées agressions sexuelles à l'Université Laval, des allégations d'agression visant le député Gerry Sklavounos et de la poursuite intentée par des policiers de la Sûreté du 
Québec contre Radio-Canada quant aux allégations d'agression à l'endroit de femmes autochtones à Val-d'Or.
Même si elle n'a pas pris la parole comme la semaine dernière à l'Université Laval, Alice Paquet, cette jeune femme qui dit avoir été agressée sexuellement par le député Gerry Sklavounos, était à la manifestation de Québec.
Les protestataires ont défilé dans les rues pour réclamer la fin de la violence envers les femmes et de la culpabilisation des victimes, tout en encourageant celles-ci à porter plainte.
Les manifestants brandissaient des pancartes où l'on pouvait lire «Mon corps n'est pas une porte débarrée» ou encore «On vous croit».
Ce slogan lancé par le Regroupement québécois des centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) revendique une prise au sérieux des dénonciations.
Tous ont martelé un même message: le seul facteur qui explique un viol est la personne qui le commet.
Avec Le Soleil