Le sergent Luc Mongrain

Plus de prévention chez les policiers

TROIS-RIVIÈRES — Bien que leur travail se poursuive comme à l’habitude, les policiers de la région ont eux aussi rehaussé les mesures préventives visant à freiner la propagation de la pandémie.

Tant du côté de la Sûreté du Québec que de la Direction de la police de Trois-Rivières, des gants, désinfectants et des masques ont été fournis aux policiers et membres du personnel qui doivent intervenir auprès de la population. Plus que jamais, les mesures de protection individuelles comme le lavage des mains sont de mise.

Les policiers sont également invités à respecter la distanciation sociale recommandée dans la mesure du possible, tout dépendant des interventions qu’ils ont à faire.

«Les aires communes au poste de police doivent être désinfectées au même titre que l’intérieur des véhicules de patrouille comme le volant, les ordinateurs, les radios», a expliqué le sergent Luc Mongrain, porte-parole de la police de Trois-Rivières.

Et si les policiers doivent embarquer à bord du véhicule un détenu soupçonné être atteint par la COVID-19, une désinfection supplémentaire devra être effectuée par un membre du personnel. Un scellé sera même apposé sur la cellule où le détenu aura été conduit au poste de police tant que celle-ci n’aura pas été désinfectée complètement.

Lors d’un appel logé au poste de police de Trois-Rivières et dans les centres de gestion de la Sûreté du Québec, les répartiteurs doivent désormais poser des questions visant à savoir si la personne a eu un diagnostic de COVID-19 au cours des 14 derniers jours, si elle ou un membre de sa famille a voyagé à l’extérieur du Canada et si oui, dans quel pays. Enfin, le citoyen devra informer les répartiteurs et les policiers si lui ou un membre de votre famille a des symptômes de fièvre, de toux, des difficultés respiratoires ou une pneumonie.

Le sergent Mongrain précise qu’en cas de situation d’urgence, les policiers continueront d’intervenir immédiatement mais des mesures nécessaires seront prises pour éviter une contamination.

S’il n’y a pas d’urgence, les gens seront par ailleurs invités à se rendre sur le site de la police de Trois-Rivières pour porter une plainte en ligne ou encore par téléphone.

La sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec, rappelle de son côté que les citoyens sont priés de réserver leurs appels au 911 ET *4141 uniquement pour des situations d’urgence et d’appeler le 1-877-644-4545 pour des questions relatives à la COVID-19, et ce, afin d’assurer le bon déroulement des opérations de toutes les autorités concernées par la pandémie.

Quant à savoir si la nature ou le volume des appels a justement changé depuis le début de la pandémie, la Sûreté du Québec a dénoté en effet une légère baisse. Plusieurs appels sont en lien avec la COVID-19.

Programme PAIR

À la suite des mesures préventives édictées par le gouvernement et surtout les mesures d’isolement visant les plus de 70 ans, la Direction de la police de Trois-Rivières en profite pour rappeler à la population l’existence du Programme PAIR.

Celui-ci est offert aux personnes vivant seules, en perte d’autonomie, en convalescence, avec un handicap majeur ou encore désireuses d’accroître leur sentiment de sécurité.

C’est une alternative qui vise à briser l’isolement en maintenant un contact quotidien avec les services essentiels.

Il consiste à des appels automatisés quotidiens visant à rassurer les abonnés et leur famille.

Depuis son lancement en 1990, ce service est gratuit et a permis de secourir des centaines de personnes et de sauver des vies.