De gauche à droite: le maire de Shawinigan, Michel Angers, Lynn Garceau, artiste-peintre, Jessica Lalonde, gestionnaire de la programmation à Nous TV et partenaire de la campagne et Sylvie Gervais, directrice du CAB de Grand-Mère et coresponsable de la campagne du Noël des nôtres.
De gauche à droite: le maire de Shawinigan, Michel Angers, Lynn Garceau, artiste-peintre, Jessica Lalonde, gestionnaire de la programmation à Nous TV et partenaire de la campagne et Sylvie Gervais, directrice du CAB de Grand-Mère et coresponsable de la campagne du Noël des nôtres.

Plus de gens auront besoin du Noël des nôtres cette année

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Shawinigan — La pandémie, on le sait, crée beaucoup de chômeurs et les organismes d’entraide sentent déjà un accroissement des demandes, indique Sylvie Gervais, la directrice générale du Centre d’action bénévole. Le problème, c’est que les mesures sanitaires empêchent le Noël des nôtres de mener sa campagne de financement comme d’habitude, cette année, indique celle qui est également coresponsable du comité organisateur avec Michel Béliveau.

Pas de barrages routiers, pas de porte-à-porte comme on le faisait depuis 52 ans. Même le téléthon ne peut avoir lieu. Le Noël des nôtres a donc dû se virer sur un 10 sous et trouver moyen de solliciter l’aide de la population autrement. Évidemment, ce sera principalement en mode virtuel.

L’organisation se tourne cette année vers la plateforme GoFundMe  et vers Facebook pour solliciter des contributions en argent ou en denrées. La page Facebook s’appelle Le Noël des nôtres virtuel. L’organisme placera également de nombreuses affiches en ville comportant un code QR à partir duquel il sera possible de faire un don en ligne.

Il a fallu embaucher de l’aide pour faire migrer sa campagne en mode virtuel. «Vous comprendrez qu’on n’était pas très habitué avec les dons en ligne», fait valoir Mme Gervais. «On avait une décision à prendre, mais peut-on abandonner les démunis?», fait valoir Michel Béliveau.

Normalement, le Noël des nôtres aurait dû se tenir le 20 novembre, cette année et ne durer qu’une seule journée. À cause de la situation, toutefois, et pour mettre toutes les chances de combler l’objectif, la campagne virtuelle se déroulera du 2 novembre au 7 décembre.

«On n’a aucun repère. On ne sait pas combien on va ramasser», confie Mme Gervais. L’an dernier, le Noël des nôtres avait permis d’amasser 94 000 $. Pour les denrées, le Noël des nôtres se fiait auparavant sur la Grande guignolée des médias. Or, des incertitudes planent également de ce côté, dit-elle.

Malheureusement, «à cause de la pandémie, les besoins sont plus grands», souligne Mme Gervais. «La PCU (Prestation canadienne d’urgence) est terminée et les gens se retrouvent avec moins de soutien qu’avant», rappelle-t-elle. «J’ai deux comptoirs alimentaires à Grand-Mère et à Lac-à-la-Tortue et l’on voit déjà une augmentation des demandes. Moi, ce n’est pas des paniers de Noël que je fais, mais de la distribution alimentaire. C’est certain qu’il va y avoir des gens qui vont avoir besoin d’aide pour la première fois à cause de la pandémie», prévoit-elle. «Alors on a vraiment besoin de tout le monde», souligne-t-elle en étant consciente qu’avec les pertes d’emplois, «les gens ne pourront peut-être pas donner comme avant. Alors, on met ça dans les mains du Bon Dieu. On va prendre ce que les gens vont nous donner et avec ça, on va faire notre possible».

Côté denrées, ça va être compliqué, prévoit Mme Gervais. Normalement, les écoliers participaient aussi à la campagne, mais la coresponsable n’est pas encore certaine de pouvoir compter sur eux, encore une fois pour des questions de mesures sanitaires. Les sept communautés couvertes par le Noël des nôtres accueilleront toutefois, chacune de leur côté, les dons en argent et en denrées, mais une seule journée, soit le 20 novembre, de midi à 20 h. Ces denrées seront mises en quarantaine pour quatre jours avant d’être manipulées, explique-t-elle.

Les points de chute sont situés dans chacune des sept communautés fusionnées sous le nom de paroisse de Sainte-Marie-de-l’Incarnation: Saint-Paul (sous-sol de l’église Saint-Paul, porte 9, 499 avenue Grand-Mère, Shawinigan); Saint-Jean-Baptiste (presbytère de l’église de Saint-Jean-Baptiste, 1251, 5e Avenue, Shawinigan); Sainte-Flore (salle communautaire, 41, chemin Sainte-Flore, Shawinigan); Saint-Georges (presbytère de l’église Saint-Georges, 359, 212e Rue, Shawinigan); Saint-Théophile-du-Lac (bureau de la sacristie de l’église Saint-Théophile-du-Lac; entrée à l’arrière, 1041 chemin de la Vigilance, Shawinigan); Saint-Jean-des-Piles (presbytère de l’église Saint-Jean-des-Piles, entrée à l’arrière, 1571 chemin Saint-Jean-des-Piles, Shawinigan); Grandes-Piles (salle communautaire de Grandes-Piles; entrée du côté de l’église, 650, 4e Avenue, Grandes-Piles).

Comme l’explique le coresponsable de la campagne, Michel Béliveau, les gens peuvent aussi contacter un des points de chute afin que quelqu’un vienne recueillir leurs dons dans leur boîte aux lettres ou sur la galerie sans contact.

En plus de faire un bon geste, les donateurs deviennent éligibles au tirage d’une toile de l’artiste-peintre Lynn Garceau d’une valeur de 1400 $.

Notons qu’un reçu de charité sera émis par GoFundMe par courriel à tous les donateurs.

Le partenaire du Noël des nôtres, Nous TV, diffusera une émission spéciale d’une heure en remplacement du téléthon annuel. Présentée de 13 h à 17 h, le vendredi 20 novembre, cette émission vise à inciter les gens à se montrer généreux pour la cause.