La dernière clinique de vaccination sans rendez-vous a été très populaire.

Plus de 900 personnes à la dernière clinique de vaccination

La toute dernière clinique de vaccination sans rendez-vous contre l'influenza, qui s'est tenue hier à l'auditorium du centre Saint-Joseph, a attiré plus de 900 personnes.
En comparaison, la dernière clinique de vaccination contre l'influenza tenue le 15 janvier 2013, avait attiré 635 personnes.
Le CSSS de Trois-Rivières constate que d'année en année, de plus en plus de gens ont recours à la vaccination pour se protéger contre les différentes souches d'influenza. Beaucoup de monde s'étant pointé bien avant l'ouverture de la clinique, hier matin, le CSSS a décidé de commencer ses opérations de vaccination 15 minutes plus tôt si bien que dès 9 h, on s'occupait déjà de plus de 70 personnes.
Le Nouvelliste a rencontré quelques-unes de ces personnes matinales, hier et il en ressort que les raisons pour se faire vacciner, à ce moment de la saison, étaient assez variées.
Raymond Aubry avoue qu'il a décidé de venir à la clinique à cause des informations qui ont circulé récemment au sujet des méfaits de la grippe H1N1. «C'est ça qui me motive. C'est pour me protéger. Je travaille dans la construction. Je vois beaucoup de monde. On a à toucher à des choses que les autres touchent sur les chantiers», fait-il valoir.
Lise Beaulieu a été affectée par une grippe, cette année et n'a pas l'intention d'en subir une autre d'ici la fin de l'hiver. «Je me suis dit, il est encore temps. Je vais aller me faire vacciner. On dit que la vague arrivera à la fin de février», rappelle-t-elle. Mme Beaulieu n'avait pas l'habitude de se faire vacciner, dans le passé, «mais j'ai 62 ans et là, tu commences à y penser», dit-elle. La clientèle cible de la campagne de vaccination comprend notamment les personnes de 60 ans et plus.
Abdoulkader Hismael et sa conjointe, Mariam Awale, racontent qu'eux et leurs deux jeunes enfants ont tous eu de la toux à tour de rôle depuis des semaines. «Dès que l'un de nous va mieux, c'est l'autre qui l'attrape», raconte M. Hismael. La pédiatre de leurs enfants leur a conseillé la vaccination, dit-il. C'est la première fois que cette famille se faisait vacciner contre l'influenza, mais sa décision a été prise avant les événements survenus en Alberta avec la H1N1, précise le couple.
Danielle Trudel était au Centre Saint-Joseph à 7 h, hier matin. Elle avait l'habitude de se faire vacciner par son médecin, mais il a interrompu ce service l'an dernier. «Je trouve ça bien malcommode», dit-elle. Étant diabétique, elle dit ne pas avoir le choix de se faire vacciner contre l'influenza à la clinique de rattrapage. Elle n'a pu se rendre aux cliniques précédentes à cause de son travail.
À 77 ans, Camille Trudel, a tenu à se protéger contre la grippe. Ayant un petit ennui de santé, il a préféré de ne pas prendre de chance avec la grippe en plus.
On apercevait aussi, hier, plusieurs parents avec leur bébé venant chercher un rappel. Bref, la vaccination gagne de toute évidence en popularité.
À la pharmacie Pharmaprix Massicotte et Trudel du boulevard Jean-XXIII, où environ 125 doses de vaccins étaient disponibles depuis le début de la saison, l'infirmière Stéphanie Gélinas constate aussi que plus de gens ont demandé le vaccin cette année que l'an passé et ce, bien avant les cas de décès par H1N1 dans l'Ouest. Selon elle, la grippe avait frappé assez fort, l'an passé, ce qui a incité les gens à mieux se prémunir cette année.
Organiser une clinique de rattrapage, comme celle d'hier, représente «pas mal de logistique», indique la porte-parole du CSSS, Audrey-Ann Milot. Le fait de répartir le tout par stations facilite la fluidité des interventions, dit-elle.
Treize infirmières ont été mobilisées, hier. Certaines procédaient à la vaccination, d'autres faisaient la surveillance post vaccination. Six agentes administratives voyaient aux inscriptions et une vingtaine de bénévoles étaient à l'oeuvre pour coordonner le public qui se présentait à la clinique.
«On accueille toujours plus de personnes à notre clinique de rattrapage de décembre qu'au cours de la deuxième, en janvier», précise Mme Milot.
Étant donné les décès survenus dans l'Ouest et en Ontario des suites du virus (A) H1N1, la clinique avait prévu de recevoir plus de monde. De toute façon, «on s'ajuste chaque année. On a toujours plus de personnes qui bénéficient du vaccin chaque année. Donc on s'ajuste à la hausse au niveau du nombre de ressources», précise Mme Milot.
Pour se faire vacciner sur rendez-vous:
CSSS de Trois-Rivières
819-370-2200 poste 42108
CSSS de la Vallée-de-la-Batiscan
418-365-7212 (Mékinac)
418-362-2744 (Des Chenaux)
CSSS Bécancour-Nicolet-Yamaska
819-293-2071, option 4
CSSS de Maskinongé
819-228-2731 poste 3190
CSSS du Haut-Saint-Maurice
819-523-4581 poste 2147
CSSS de l'Énergie
819-539-8371 poste 8510